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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 4 Aoû - 20:50

    Le nom du capitaine Chalumeau était aussi prédestiné pour " allumer " les Boches que celui du Colonel Mc Mahon pour faire une carrière politique après la guerre ( comme le nôtre ).

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 5 Aoû - 11:36

    Journal du 1er groupe
    5 août 1918 " Journée et nuit calmes."
    6 août 1918 " Journée et nuit calmes."
    7 août 1918 " Journée calme."
    8 août 1918 " Journée et nuit calmes."


      Journal du 3e groupe
    5 août 1918 " Reconnaissance d'observatoires (Eperon, Martin, Rogelet, 73, R54, Ruines de Freundstein,
                        Kohlsberg on Hoff (?), R46, Bridoux, Discornes), pour la défense de la position de résistance."
    6 au 23 août 1918 " Rien à signaler, à part des recherches de positions de renforcement ou de repli.
                                 Ligne de repli; bretelle de Moosch. Positions dans la région, à l'Ouest de Moosch , jusqu'à 
                                 Oderen et  (?)    .  S/lt Cuer passe à l'EM III/35."








    Petit rajout d'après le JMO de la 9e batterie


        Journal de la 9e batterie
    5 août 1918 " Bombardement par obus de 15, 11 heures à 18 heures, sur la route de Willer et lisière du bois, 
                        500 mètres Est de la batterie."
    6 août 1918 " Reconnaissance de position de repli par le lieutenant Court, vers Mitzach."
    7 août 1918 " Reconnaissance de position de repli, aux environs de la Côte 998, par le lieutenant Cuer.
                        Reçu du P.A.D 1152 obus à balles."
                       

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 6 Aoû - 1:00

    "...Reçu du P.A.D 1152 obus à balles."

    Les obus à balles constituaient en 1914 les munitions principales de l'artillerie de campagne. Destinés à exploser au-dessus des formations ennemies par l'usage d'un mécanisme de mise à feu spécifique (fusée à temps) , ils dispersaient une gerbe mortelle de fragments et de balles tout en produisant un nuage de fumée qui permettait aux artilleurs de régler leur tir.
    On distinguait principalement en 1914 deux types d'obus à balles : les obus à mitraille, et les obus à charge arrière, plus modernes.
    La plupart de ces munitions et leurs fusées (à temps) associées avaient quasiment disparu des champs de bataille à la fin du conflit. Elles furent remplacées par des obus explosifs avec fusée instantanée, plus simples à fabriquer, ne nécessitant pas de réglage par des canonniers de moins en moins expérimentés, et bien plus efficaces en particulier contre des troupes faiblement retranchées.

    Les obus à mitraille équipaient encore les vieux canons de Bange de 80, 90, 95, 120 et 155 mm en 1916.
    Composés d'un épais culot en acier dans lequel des logements de balles ont été usinés, sur lequel reposait un empilage de galettes alvéolées en fonte et fragilisées pour une meilleure fragmentation, et de billes en plomb, surmonté d'une tête-ogive creuse comprenant la charge explosive reliée à la fusée, le tout était serti dans une enveloppe en acier de fine épaisseur, embouti.


    Le choc du départ fragmentait les plateaux de fonte, et l'explosion en plein vol de la charge d'ogive disloquait la fine enveloppe, dispersant les fins morceaux de fonte et les balles en plomb dans toutes les directions, mais en faible nombre, avec une vitesse relativement faible et un nuage d'éclatement peu visible. Seule la bonne compacité de l'ensemble était un avantage et faisait aussi de ce projectile une arme convenable par sa simple inertie pour la destruction d'abris non renforcés.

    Les obus à charge arrière agissaient comme de véritables canons volants. La même organisation générale avait été adoptée par tous les belligérants. Par exemple, dans le cas de l'obus à balles du canon Français de 75 (7.240 kg), le corps d'obus était réalisé en une seule pièce d'acier embouti, cylindrique. Sa base comportait des parois plus épaisses pour accueillir la chambre à poudre arrière dans le culot (100 g de poudre noire).


    Cette chambre était fermée par un diaphragme inférieur en acier, au dessus duquel étaient placées les 250 balles en plomb durci à l'antimoine, prisonnières d'une résine spéciale (colophane) pour une bonne fixité. Un diaphragme supérieur en acier fermait le cylindre, sur lequel était vissée l'ogive portant la fusée. Un tube en acier doux traversait l'obus de part en part suivant son axe, mettant en communication la queue de la fusée (par une sorte d'entonnoir appelée 'Tulipe') et la chambre à poudre du culot.
    Lorsque la fusée commandait, en plein vol, l'explosion de l'obus, le tube central communiquait l'impulsion à la charge arrière qui, explosant, faisait sauter l'ogive, et poussait violemment sur le diaphragme, propulsant les balles vers l'avant, avec une vitesse supérieure à celle de l'obus. La gerbe de balles était donc ellipsoïdale, arrosant une zone de près de 300 m de long sur 25 m de large.
    [i]La combustion de la résine au moment de l'explosion de l'obus en vol produisait un nuage bien visible qui permettait aux artilleurs de régler leur tir en pointage et en portée.[/i]


    Munition classique de l'artillerie de campagne en 1914 mais peu adaptés à la guerre de positions, les obus à balles furent de plus en plus souvent remplacés par les obus explosifs équipés de fusées spécifiques. Ils disparurent des arsenaux entre les deux guerres mondiales.
    (Site passsioncompassion1418)

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 9 Aoû - 2:03

    Nos chers artilleurs du 35e R.A.C savent ils que leur ancien chef de corps (colonel Foch) est maintenant Maréchal ?

    Journal du 1er groupe

    9 août 1918 " Même situation. A 23h27, bombardement ennemi et rafales de mitrailleuses sur l'Hilsenfirst.
                        A 23h39, le P.O Pelin signale une fusée de barrage, tirée du Bois en Brosse. Le barrage se déclenche
                        immédiatement. A 23h51, sur le vu d'une nouvelle fusée, une seconde reprise de barrage est déclenchée.
                        A 23h58, le P.C Colette signale un violent bombardement par bombes, vers le point 2275.
                        A 00h05, une fusée de barrage est à nouveau lancée et un nouveau tir est exécuté.
                        A 00h40, le secteur est redevenu calme."
    10 août 1918 " Même situation. Même mission."
    11 août 1918 " Journée calme."
    12 août 1918 " Rien à signaler, en dehors d'un bombardement de la 1ère batterie de 16h30 à 20h, par 300 à 400 coups
                         de 77 allongés ou 105.  Pas de dégât." 


      En cherchant un peu plus dans les JMO du 35e R.A.C, on y trouve un fait un peu particulier.
      C'est dans celui de la 7e batterie (3e groupe). Le voici

        Journal de la 7e batterie
    11 août 1918 " Concours hippique de la Division à Wesserling".

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 9 Aoû - 17:49



    Un envoi de LANG

    11 août 1918 " Concours hippique de la Division à Wesserling".


    (You Tube)

    Remarque : non, il ne s'agit pas du concours hippique (je n'ai rien trouvé). C'est la revue des troupes américaines au moment de leur installation dans le secteur de Wesserling entre le 20 et le 26 juillet 1918. Mais le concours hippique a peut-être eu lieu au même endroit quinze jours plus tard...

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 13 Aoû - 13:32

    Journal du 1er groupe

    13 août 1918 " Journée calme. A 20h38, le chef du Bataillon Colette demande le barrage. Le tir est immédiatement
    déclenché. Une enquête faite ultérieurement, a fait connaître que cette demande de barrage est en
    réalité une méprise, résultant de la non compréhension d'un téléphoniste américain et d'un téléphoniste
    français. L' ennemi, inquiété par ce tir de barrage, lance des fusées de teinte rouge orangé, qui sont
    prises par les guetteurs des batteries, pour des fusées françaises, ce qui entraîne le déclenchement du
    barrage sur tout le front de l'Hilsenfirst.
    Renseignement pris, le capitaine Chalumeau donne l'ordre de cesser le feu, malgré les fusées.
    Le tir français est, d'ailleurs, suivi d'un assez violent bombardement ennemi sur tout le Front."
    14 août 1918 " Journée calme. A 18h50, un réglage ennemi, par coups fusants hauts, est exécuté au dessus de la région
    Lauchen-Kopf, Camp Larchey.
    Une douzaine d'obus à balles sont tirés. Ce tir est suivi d'un tir violent, à obus explosifs percutants, sur
    la 3e batterie."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 13 Aoû - 13:33


    Un envoi de Tailliez

    Tiens revoila le capitaine Chalumeau ( quelle tête de lard ce Dupré ).
    C’est très bien. Je suis monté en ligne ce matin au poste d’observation. Tout est calme. Le capitaine Chalumeau m’a dit qu’il me désignerait bientôt pour aller suivre un cours d’officier à Fontainebleau. J’ai refusé. Le capitaine s’est fâché. Vous avez déjà refusé une fois. C’est bien. Mais maintenant, je vous désigne, vous êtes apte à faire un officier ». Dupré écrit encore : » Non je ne veux pas quitter mes camarades. Je suis bien comme je suis. Ah! Là là! Quelle barbe! Je lui en veux au capitaine Chalumeau, Je ne veux pas quitter la batterie. Alors si je vais à Fontainebleau et que je suis officier, je changerai de régiment? Ah non! J’ai le cafard. Ça va très mal ».

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 13 Aoû - 18:28

    "cette demande de barrage est en  réalité une méprise, résultant de la non compréhension d'un téléphoniste américain et d'un téléphoniste français.
    L' ennemi, inquiété par ce tir de barrage, lance des fusées de teinte rouge orangé, qui sont prises par les guetteurs des batteries, pour des fusées françaises, ce qui entraîne le déclenchement du barrage sur tout le front de l'Hilsenfirst
    ."

    Si j'en crois tailliez, Dupré est guetteur de batterie !
    Je crois bien avoir trouvé sa trace...


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 16 Aoû - 9:43

    Journal du 1er groupe

    15 août 1918 " Journée et nuit calmes. Un message, capté par un poste téléphonique français, semble indiquer
                          que l'ennemi prépare un tir important, par mortiers de tranchée.
                          Quelques obus ennemis vers la 1ère batterie."
    16 août 1918 " Journée et nuit calmes."
    17 août 1918 " Même situation. L' aspirant Perricoud est classé à la 3e batterie."
    18 août 1918 " Même situation. Journée et nuit calmes."


       Journal de la 1ère C.R du 35e R.A.C

    Resumé: La 1ère Colonne de Ravitaillement entre en Alsace par le Col d'Oderen et prends son cantonnement
                  dans le village de Krüth. L'unité est logée dans les baraquements du Camp Lamirault, au nord du village.
                  Elle est au service du 1er groupe, dans le secteur de l'Hilsenfirst.


       Journal de la 1ère batterie (3e groupe)

    16 août 1918 " Tir d'instruction avec une pièce de la position 4187 sur la carrière 9294, en O.E fusants et O.B 150. E
                           90. B."
    17 août 1918 " R.a.S."
    18 août 1918 " Arrivée à la batterie de l'aspirant Le Duigou.
                          A 16h, réglage en O.E fusants sur l'observatoire Ablas, 15 O.E."
    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 16 Aoû - 12:14

    Un envoi de Lang


    "La 1ère Colonne de Ravitaillement entre en Alsace par le Col d'Oderen et prends son cantonnement dans le village de Krüth."

    Krüth, un village où parfois il y a du passage...

    Son église et ses militaires.



    Le général Pershing est venu y faire une petite visite, mais je n'ai pas la date.




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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 18 Aoû - 11:45

    Le petit village de Kruth a du être très honoré de cette visite. Pensez donc, un grand général américain dans nos murs.
      Cela démontre bien le fabuleux renfort  que les Etats-unis nous ont apporté.
      Merci Lang pour ces recherches.


      Journal du 1er groupe


    19 août 1918 " Même situation. Mêmes missions. Journée calme."
    20 août 1918 " Même situation. Journée calme."
    21 août 1918 " Sans changement. Nuit et journée calmes."
    22 août 1918 " Journée calme. A 20h52, l'Infanterie américaine du s/secteur D demande un barrage spécial sur la ligne
                         25.77 - 27.77. Un tir de 36 coups est exécuté sur cet endroit par la 8e batterie.
                         A 21h50, un nouveau tir est demandé sur la ligne 30.77 - 33.73, dans la même région nord de la Lauch.
                         Renseignements pris, ce serait des M.W légers qui, de cet emplacement, tireraient sur nos tranchées.
                         Un tir de 60 coups est exécuté par la 8e batterie du 2e de Montagne, par rafales violentes, de neutralisation,
                         pendant deux heures."


      Journal du 2e groupe


    20 août 1918 " De 3h à 5h, violent bombardement ennemi sur l'Hartmannswillerkopf, suivi d'un coup de main sur le
                         G.C Escolières (cer 71.68)."
    21 août 1918 " Violent bombardement ennemi sur les arrières, notamment sur le Camp Wagram, en cer 37.73, de 23h à 4h."
    22 août 1918 " Violent bombardement ennemi sur les arrières."


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 18 Aoû - 11:46



    Un envoi de LANG

    "Renseignements pris, ce serait des M.W légers qui, de cet emplacement, tireraient sur nos tranchées."

    Minen Werfer léger
    Calibre 91 mm, portée 75 à 450 mètres.





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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 23 Aoû - 12:00



    Journal du 1er groupe


    23 août 1918 " Même situation. Même mission. Reconnaissance du secteur par le colonel Clemm*, cdt le
                         129e Régt d'Art américain, qui doit relever, sur ses positions et dans ses missions, les batteries
                         du 1/35. Le personnel de reconnaissance est acheminé vers les batteries et reste sur les positions."
    24 août 1918 " Reconnaissance par les officiers du 129th F.A.R*, des P.O et positions de batteries.
                         Le soir, relève de; une section de la 1ère Bie, par une section de la batterie B,
                                                    d'une section de la 2e Bie par une de la Batt E,
                                                    d'une section de la 3e Bie par une de la Batt F.
                        Les sections relevées se rendent aux positions réservées de combat.
                        La 1ère Bie vers (?)     , 2 km à l'ouest de la Ferme Haninbuinin (?)
                        La 2e Bie vers  (?)         1 km à l'ouest du même point."


       Journal du 2e groupe


    23 août 1918 " Tirs par projecteurs américains sur le sommet de l'Hartmannwillerskopf, à 22h30, suivi d'une
                         concentration par l'artillerie de l'ASSB, de 22h35 à 22h45."
    24 août 1918 " Incursion dans les lignes ennemies par une compagnie du 19eR.I, faite à 3h30.
                         Cette dernière n'a donné aucun résultat."


      Journal du 3e groupe


    24 août 1918 " L'ennemi fait un harcèlement violent sur le secteur (Goldbach, Neuhausen)."
    25 août 1918 " Violents harcèlements ennemis sur tout le secteur, et même entre Willer, Moosch et Malmerspach."



        * 129th F.A.R: Field Artillery Régiment, dont le chef de corps est le colonel Karl Klemm.
           Et ce régiment combattant au côté du 35e R.A.C, est une unité de la 35ème Division d'Infanterie  U.S.
           Il est à noter qu'un capitaine de ce régiment, commande la batterie D, et se nomme Harry Truman, lequel
           succédera à Roosevelt en avril 1945, président des Etats-Unis.


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 23 Aoû - 12:18


    Un envoi de LANG

    "24 août 1918 " Incursion dans les lignes ennemies par une compagnie du 19eR.I, faite à 3h30."

    Le 19e R.I.
    Le 19e régiment d'infanterie est un régiment créé sous la Révolution à partir du régiment de Flandre, un régiment français d'Ancien Régime créé en 1597 sous le nom de régiment de Lesdiguières.
    Courant 1918, il fut dirigé sur l'Alsace et occupa pendant trois mois (juin-août 1918) le secteur de l'Hartmannswillerkopf. C'est à la fin de cette courte période qu'une de ses compagnies effectua le coup de main du 24 aout.
    Par la suite, il fut engagé du côté de l'Aisne et de la Meuse.

    Il fut le dernier régiment à prendre connaissance de l'armistice, et un représentant du régiment jusqu'en 1998 eut l'honneur de raviver la flamme du soldat inconnu le 11 novembre.


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Ven 24 Aoû - 11:11

    Carte des positions des Divisions et Corps d'Armée alliés et allemands à la date du 21 août 1918




    On y voit nettement la 22e D.I, dans laquelle opère notre 35, mais aussi et surtout, la 35ème D. I américaine, proche des régiments français; 35e. R.A.C, 19e R.I




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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 25 Aoû - 19:45

    Merci Lang, pour ce petit complément sur le 19e R.I.
    Mais, au sein de la 22ème Division d'Infanterie (XIème C.A), il y avait également trois autres régiments de fantassins.
    Le 118e, le 116e et le 62e étaient les frères d'arme du 35, mais aussi un escadron du 2e Régiment de Chasseurs,
    et une compagnie du 6e Régiment du Génie.
    La 21ème Division, que l'on voit sur la carte précédente, est aussi incluse dans le XIème C.A dont le siège était à Nantes.
    Je rappelle que toutes ces unités  viennent de Bretagne.



       Journal du 1er groupe

    25 août 1918 " Accrochages et vérification des directions, par les sections américaines, en place.
                        Le soir, relève des deuxièmes sections des 1ère, 2e, 3e Bies. Les sections se rendent sur les positions
                        réservées de combat."
    26 août 1918 " Le colonel Clemm prend, à partir de 6 heures,le commandement de l'artillerie de campagne, du secteur
                        de la Fecht. Le major Miles, à la même date, le commandement du sous-groupement C (P.C Gibrat).
                        Le major Jades, celui du s/groupement D (P.C Larchey).
                        Les batteries françaises sont rattachées , provisoirement, au sous- groupement D.
                        Près du colonel Clemm, le chef d'escadron Dressler, reste comme informateur.
                        Près du major Miles, le capitaine Lemariè, près du major Jades, le lieutenant Leblanc.
                        Dans chaque batterie américaine, est détaché un officier français, à titre d'officier informateur."


     Journal du 2e groupe

    25 août 1918 " De 20h à 23h, embuscade dans les lignes ennemies, par le 19e R.I.
                        Artillerie alertée, l'embuscade n'a donné aucun résultat."
    26 août 1918 " A 20h20, l'ennemi déclenche 1 tir de minen, sur le secteur des Dames.
                       L' ASSB déclenche, à trois reprises, la C.P Sud. Aucune action d'infanterie.
                       1 obus tombe sur la casemate de la 1ère pièce, position B270 = 2 tués."


    Dernière édition par briselance13 le Lun 27 Aoû - 10:37, édité 1 fois

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 26 Aoû - 9:39


    Un envoi de LANG

    "Dans chaque batterie américaine, est détaché un officier français, à titre d'officier informateur."

    Ce compte-rendu aborde une question intéressante : la formation des unités américaines.
    J'ai trouvé un article sur le site de la revue historique des Armées qui laisse à penser que cela n'a pas été évident.

    En voici des extraits.

    La rivalité franco-américaine : l’instruction des soldats américains en France (1917-1918)
    Raphaëlle Autric

    En mai 1917, les bases de la coopération franco-américaine sont établies par la signature de l'accord Joffre-Baker. Les Américains refusent l'amalgame de leurs troupes avec les troupes françaises. Tout au long de la préparation de l'armée américaine sur le sol français, Pershing et son état-major vont tenter de se libérer de la tutelle que les Français entendent imposer en matière d'instruction. Le système de jumelage des troupes sera ainsi remplacé progressivement par un système d'écoles dans lesquelles la présence française sera méticuleusement canalisée par les Américains. Pendant et après la guerre, la mission militaire française auprès de l'armée américaine le reconnaîtra difficilement.

    L’instructeur français, où plutôt « l’officier informateur US » pour employer une terminologie mieux adaptée, est d’abord choisi par le GQG français…

    Beaucoup d’études et de notes paraissent, concernant l’analyse du comportement américain. En mai 1918, une note anonyme est publiée sur « les moyens pratiques d’assurer la liaison avec les Américains ». L’auteur commence par définir les traits saillants du caractère américain. Il possède d’abord un « amour propre national et individuel extrêmement développé », thème extrêmement récurrent. Il évoque ensuite chez le personnage « une tendance générale à croire qu’on va le rouler et une grande sensibilité à certaines marques d’attention, à laquelle [les] Français attachent moins d’importance ».
    Trois conclusions s’imposent d’elles-mêmes à l’auteur : il convient de flatter l’amour propre des Américains, de les mettre en confiance et de ne pas manquer une occasion de leur donner certaines marques d’attention.
    Pétain, quelques jours plus tôt, avait écrit qu’une « infatigable patience et une grande discrétion, au service d’une absolue volonté d’aboutir finissent par triompher de tous les obstacles » .

    La coopération a été la base d’échanges culturels qui ont fait naître une fraternité d’armes dont la solidité ne se démentira pas. Six mois avant l’armistice, une note française qui se risquait encore à projeter pour l’instruction l’accolement des divisions américaines aux unités françaises concluait à propos des soldats d’outre-Atlantique : « Qu’ils soient persuadés par avance, qu’au jour de la victoire commune, nous tiendrons à proclamer que la Victoire est leur œuvre, et la France leur vouera pour toujours son impérissable reconnaissance. »

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 27 Aoû - 10:36

    Journal du 1er groupe

    27 août 1918 " Même situation. Les Bies françaises exécutent quelques réglages de leur emplacement réservé de
    combat et sont en mesure d'appuyer les Bies américaines en prenant, en superposition, les mêmes
    missions que les batteries qui les ont relevées."
    28 août 1918 " Même mission. Même situation."
    29 août 1918 " Sans changement. Même situation. Même mission."


    Journal du 2e groupe

    27 août 1918 " Calme."
    28 août 1918 " L'ennemi fait un tir d' harcèlement sur les arrières, et notamment sur Willer, Moosch, et Malmerspach.
    1 cheval tué et 2 blessés, 3 hommes blessés aux échelons de Moosch.
    Le capitaine Fischer part en permission."
    29 août 1918 " Calme. Le capitaine Dourver commandant, provisoirement le II/35, reçoit l'ordre de préparer la relève,
    qui aura lieu dans les nuits du 30 au 31, et du 31 au 1er septembre."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 27 Aoû - 22:35


    Un envoi de LANG

    Même situation.
    Même mission. Même situation.
    Sans changement. Même situation. Même mission."
    Calme."
    Il est temps de faire un petit inventaire ?



    La bombe de 340, 1,28 m de long...

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 30 Aoû - 10:28



    Journal du 1er groupe

    30 août 1918 " Même situation. Reconnaissance de positions de batterie par le commandant Balourdet, cdt le 2e groupe
                         du 15e R.A.C, en vue de la relève du groupe.
                         Pendant la nuit, relève de deux pièces par batterie, sans incident."
    31 août 1918 " Passage des consignes et plans de défense. Les officiers du I/35 restés comme informateurs, auprès
                         des unités américaines, sont libérées dans l'après-midi, et remplacés par des officiers du II/15.
                         Le 129th F. A devant être relevé le 1er au soir, il est décidé que les 2e sections des batteries du 15e R.A.C,
                         se rendraient à proximité des batteries du 129th.
                         Le commandant Dressler ayant passé les consignes nécessaires, se rend à Krüth le soir.
                         Le s/lt Seïti reste jusqu'au demain matin. Les 2e sections des Bies du 15e vont prendre position dans la
                         soirée, comme il l'a été décidé. Les 2e sections des Bies du I/35, libérées, redescendent aux échelons,
                         à partir de 20 heures."


      Journal du 2e groupe

    30 août 1918 " Idem."
    31 août 1918 " Départ de Malmerspach pour Bussang." " La 6e batterie quitte Moosch à 17 heures pour Bussang."


      Journal du 3e groupe
    30 août 1918 " Relève des premières sections des batteries, par le 15e R.A.C. Dans la soirée, relève des 2e sections."
    31 août 1918 " A 5h30, départ, les échelons font mouvement dans la nuit, de Fellering à Bourbach.
                         Willer et Bitschwiller sont bombardés."



    ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


    BARAZEUR Louis né le 23 février 1890 à Plougastel (Finistère), mort le 1er août 1918, maladie en service.

    LABITTE Léon Auguste canonnier conducteur, matricule A171323, mort le 17 août 1918.

    RANNOU Yves Pierre Marie né le 23 décembre 1896 à Gouézec (Finistère) canonnier servant à la 4e batterie, tué dans sa casemate le 26 août 1918 à Pasteley Platz  commune de Bitschwiller (Haut-Rhin)

    LE ROY Maurice né le 28 février 1892 à Meslan (Morbihan) canonnier servant, tué dans sa casemate
    le 26 août 1918 à Pasteley Platz commune de Bitschwiller  (Haut-Rhin)

    BRISSON Clément né le 20 février 1888 à Touvois (Loire-Atlantique) mort le 31 août 1918.

    LE TEXIER Mathurin
    né le 30 avril 1849 à Pontivy (Morbihan) capitaine aumônier, blessé le 27 mai 1918
    au Chemin des Dames, fait prisonnier et mort le 12 août 1918 au lazaret de Rastadt (Allemagne)






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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 30 Aoû - 14:26


    Un envoi de LANG


    … Les 2e sections des Bies du I/35, libérées, redescendent aux échelons, à partir de 20 heures."…
    …A 5h30, départ, les échelons font mouvement dans la nuit…


    Cela fait déjà plusieurs fois que je vois passer le terme « ECHELON ». Pour savoir de quoi il s’agit il serait temps de s’intéresser à la composition théorique d’un régiment d’artillerie :

    Composition théorique d'un régiment d’artillerie de campagne (RAC), en août 1914.
    Il comporte 3 groupes de 3 batteries d’artillerie.
    Un groupe de batteries comprend 3 batteries.

    La batterie montée de 75 est la batterie traditionnelle de l'artillerie de campagne. Elle est commandée par un capitaine de l'armée d'active.
    Sur le pied de guerre, le personnel de la batterie est réparti en 9 pelotons de pièce.
    Chaque pièce est commandée par un maréchal-des-logis, assisté de un ou de deux brigadiers :

    - les quatre premières pièces attellent chacune un canon de 75 et un caisson, attelés chacun à un avant-train
    - la 5° pièce attelle 2 caissons,
    - la 6° pièce attelle 3 caissons,
    - la 7° pièce attelle 3 caissons,
    - la 8° pièce attelle la forge et le chariot de batterie,
    - la 9° pièce attelle le train régimentaire qui comprend le chariot-fourragère et 3 fourgons à vivres.

    Les 5 premières pièces constituent la batterie de tir, qui est placée sous les ordres du lieutenant de l'armée d'active.

    Les 6°, 7° et 8° pièces constituent l'échelon, qui est placé sous les ordres du lieutenant de réserve.

    La 9° pièce constitue une partie du train régimentaire. Lorsque cette 9° pièce est réunie à la batterie, elle placée sous les ordres du lieutenant de réserve.

    Une batterie seule comprend donc (théoriquement) : 3 officiers, 171 hommes et 168 chevaux, 22 voitures (dont 19 attelées à 6 chevaux et 3 attelées à 2) pour 4 canons.
    ---------------------------------------------
    Et voila pour le terme ECHELON.
    En prime une carte postale à la gloire du 75 !



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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 1 Sep - 1:18

    Après le "calme" des Vosges le 35ème retrouve la Marne...

    avec là aussi le problème du pouvoir d’achat qui diminue… (déjà, encore !)

    L’inflation

    « L’augmentation des prix persiste. Le litre de lait qui se vendait dans les villages marnais à 30 centimes en 1915 vaut entre 2 francs et 2,10 F en août 1918. Les œufs, facturés de 3 à 4 sous pièce en 1914 valent désormais plus de 10 sous l’unité et il n’est pas rare que la douzaine soit commercialisée entre 4,50 F et 5 F Le kilo de beurre dont le prix s’élevait au début du conflit à 3,50 F se négocie entre 9,60 F et 10 F.
    Les légumes frais deviennent des mets de luxe. Mieux vaut les acheter à la ferme ou chez les maraîchers plutôt que sur les étals des marchés. La pomme de terre s’achète entre 1 et 2 F le kilo. Les carottes qu’on payait 12 centimes le kilo en 1914 ne se vendent plus à moins de 80 centimes. Deux poireaux qu’on payait cinq sous valent désormais au moins 40 centimes et il est bien rare de trouver un chou à moins d’un franc. Le poisson est hors de prix. La viande est rare et chère.
    Cette guerre qui n’en finit pas complique les approvisionnements si bien que les produits de première nécessité manquent. Le chocolat est introuvable. L’huile est rare. Sur la devanture des crémiers fromagers, on lit souvent cet écriteau : « Pas de lait, pas de beurre, pas d’œuf ni de fromage. »
    L’hectolitre de vin est passé de 15F en 1914 à 80 ou 90F à l’été 18.
    »

    Dur, dur pour le "kil" de rouge et un oeuf sur le plat...



    ------------------------------------------
    Merci tailiez pour ces sites qui donnent d'excellentes informations sur le 75 mais également sur les composantes de l'Armée de 1914.

    Et, comme le dit si bien notre ami Briselance comment ne pas tomber dans le "piège" de l'artilleur !


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mar 4 Sep - 11:27



    Journal du 1er groupe

    5 septembre 1918 " Reprise de l'instruction. Manoeuvre de groupe."
    6 septembre 1918 " Instruction."
    7 septembre 1918 " Instruction, manoeuvres."
    8 septembre 1918 " Instruction. Présentation des officiers à Mr le Général cdt le 11e C.A et Mr le Général cdt la 22e D.I."


    Journal du 2e groupe

    5 septembre 1918 " Instructions diverses dans le groupe. Le capitaine Fischer est promu, à titre temporaire, chef d'escadron,
    à compter du 28 août 1918."
    6 septembre 1918 " Instruction."
    7, 8 septembre 1918 " Idem."

    Journal du 3e groupe

    5 septembre 1918 " Général Spire remplace le général Renouard à la Division.
    Programme d'instruction."
    6 septembre 1918 " Manoeuvres de cadres, D.L, batteries attelées, manoeuvres avec l'infanterie."
    7, 8 septembre 1918 " Idem."

    Journal de la 9e batterie (3e groupe)

    5 septembre 1918 " Repos."
    6 septembre 1918 " De 7h30 à 9h30, batterie attelée, reconnaissance de positions."
    7 septembre 1918 " De 7h30 à 9h30, batterie attelée, port du masque. Instruction, signalisation. Baignade."
    8 septembre 1918 " Matin, manoeuvre de cadres avec le 62e régiment d'infanterie. Batterie attelée, port du masque
    pendant la manoeuvre. Soins de propreté, pâturage des chevaux."


    NB : Il m'a semblé intéressant d'écrire ces journées de la 9e batterie car, c'est la première fois qu'on y lit des faits
    de soins des soldats. De la baignade oui, on a eu des photos où les artilleurs se baignaient nus, à Berry au Bac,
    dans le canal de l'Aisne.


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mar 4 Sep - 19:57


    Un envoi de Lang

    "5 septembre 1918 " Général Spire remplace le général Renouard à la Division."

    A propos de ce remplacement, un extrait d'un site breton.
    Le 27 mai 1918, reste un traumatisme durable pour les soldats bretons.
    Le moral au sein de ce qui reste des trois divisions du 11e CA est ainsi au plus bas.
    Le 15 juin, Léon-Antoine Dupré, qui a quitté le 35e RAC pour suivre une formation à l’école d’artillerie de Fontainebleau, reçoit une lettre d’un de ses camarades resté au régiment de Vannes, « une lettre navrante », qu’il relit sans cesse.
    « Nous fûmes littéralement écrasés » lui dit son camarade. « On tira jusqu’à la dernière minute, alors que les Boches n’étaient plus qu’à deux cent mètres de la position et qu’il n’y avait plus de fantassin devant nous [...]. Ce fut terrible et je me demande comment j’ai pu m’en sortir » poursuit-il, avant de donner une longue liste de camarades tués, blessés ou portés disparus. « Tu vois quelle débâcle » conclut-il.
    Le capitaine Lavelle, qui rejoint Marcilly le 13 juin pour « se mettre d’urgence à la disposition » du général Renouard, commandant la 22e DI, est frappé par la manière dont le tempérament de son supérieur, qu’il avait croisé quelques mois plus tôt, n’a plus rien à voir avec ce qu’il avait connu. « J’eus l’explication de ce changement » précise-t-il : cela tenait à la manière dont le 27 mai 1918, la division fut « littéralement submergée ». « Le général supportait mal cette accusation ».
    Début septembre 1918, malade, il doit même abandonner son commandement et est remplacé par le général Spire.

    (Extrait du site enenvor)

    --------------------------------------
    Et à propos des soins de propreté :
    Ce ne devait pas être évident tous les jours...


    (Photo tirée du site museedelaguerre)

    Sans compter les poux...



    (Photo tirée du site famille-de-quintenas)

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 9 Sep - 18:55


    Journal du 1er groupe
    9 septembre 1918 " Instruction. Manoeuvres."
    10 septembre 1918 " Manoeuvre de groupe dans la matinée. Instruction."
    11 septembre 1918 " Manoeuvres. Instruction dans les batteries."
    12 septembre 1918 " Idem."


    Journal du 2e groupe
    9, 10 septembre 1918 " Instruction."
    11 septembre 1918 " Le commandant du groupe rentre de permission et il reprend le commandement du groupe.
    Manoeuvres de groupe aux environs de Matignicourt.
    Etude de changement de position et des liaisons dans le groupe."
    12 septembre 1918 " Instructions diverses et instructions intérieures de Bies."


    Journal de la 9e batterie
    9 septembre 1918 " Matin; batterie attelée, port du masque pendant la manoeuvre.
    Soir; servants, instruction sur la mitrailleuse, signalisation,
    conducteurs, pâturage des chevaux.
    A 14h30, réunion des officiers et aspirants."
    10 septembre 1918 " De 7h30 à 10h, manoeuvre de groupe. 7h45, contre-ordre; manoeuvre suspendue,
    cause mauvais temps.
    Soir; servants, de 13h15 à 15 heures, manoeuvre d'artillerie et calcul de dérives,
    conducteurs, pâturage.
    De 15h30 à 16h30, servants, signalisation,
    conducteurs, pansage et abreuvoir."
    11 septembre 1918 " Matin; batterie attelée, instruction sur le procédé du pointage dans l'âme*
    Soir; servants manoeuvre d'artillerie et signalisation,
    conducteurs, pâturage et pansage."


    * L'âme d'un canon est l'intérieur du tube, en avant de la chambre (emplacement où est logé l'obus avant le tir).
    En fait c'est la partie rayée de l'intérieur du tube, guidant l'obus projeté, ce qui correspond au calibre.
    Le diamètre de l'âme est plus petit que celui de la chambre, ce qui retient la douille, laquelle n'est , évidemment,
    pas projetée.
    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 9 Sep - 18:57



    Un envoi de LANG

    On voit que les activités s’échelonnent entre le 8 et le 12 septembre :
    Instruction, manœuvre, études de changements de positions, contre-ordres, pointage dans l'âme…
    Tout cela recouvre en fait la préparation d’une offensive.
    L’offensive en Champagne et Argonne !
    Pendant les exercices de ces batteries, les détails de l’opération sont en cours de mise au point par le général Pétain entre le 8 et le 15 septembre.
    Le transport des unités de renfort venues de très loin, même des Vosges, est effectué la nuit, avec d'infinies précautions, du 16 au 25 septembre.
    L’attaque est fixée au 26 septembre…

    Manoeuvres de groupe aux environs de Matignicourt ?


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 9 Sep - 23:08

    Décidément, ce "pointage dans l'âme du canon" me laisse perplexe...

    Impossible de trouver une explication technique  à cette "affaire".
    S'agit-il d'un pointage direct à travers le tube sur une cible qui avance vers vous, d'un dispositif de secours en cas de destruction du matériel de pointage et dans ce cas lequel ?

    Manifestement, je n'ai pas le niveau...



    Comme disait quelqu'un "y-a-t-il un artilleur dans la salle ?"

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par ADMIN le Dim 16 Sep - 19:56


    Un envoi de briselance


    Aucun artilleur ne s’étant présenté, je suis parti à la recherche d’informations sur ce pointage dans l’âme du canon.

    Un vieux livre de Monsieur Allain Manesson Mallet Maître de Mathématiques des Pages de la petite Ecurie de sa Majesté cy devant Ingénieur et Sergent Major en Artillerie en Portugal m’a apporté quelques lumières que vous pouvez partager sur ces dessins.





    Simple non ?

    Bien entendu, j’ai demandé au spécialiste de Toulon de m’expliquer cet art bien particulier.
    Il s’est déplacé spécialement et j’ai eu droit à une démonstration.
    Malheureusement, je n’ai pas très bien compris ses explications. Il parlait vraisemblablement en Corse…


    Pour finir, j’ai trouvé un petit fascicule abandonné par un artilleur réserviste. C’est peut-être la solution…



    Dernière édition par SALAMANDRE le Lun 17 Sep - 16:38, édité 1 fois
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par ADMIN le Lun 17 Sep - 16:38



    Un envoi de briselance


    Cher Lang, j'ai servi dans un régiment d'artillerie, mais j'étais conducteur, alors les canons, je les ai approchés seulement pour faire des photos.
     Cherchant à comprendre le fameux "pointage dans l'âme", j'ai questionné le colonel Sauvée, celui qui m'a permis d'accéder au site "Mémoire des Hommes", mais je n'ai pas eu de réponse . Je vais retenter et essayer d'avoir la solution, pour que toi et moi, puissions dormir tranquilles.
     Mais ton raisonnement de visée à travers le tube vide, n'est pas bête, j'y ai pensé. Ce procédé a été utilisé, avec succès, par le lieutenant Brunbrouck, le 30 mars 1954 à Dien Bien Phu. Le Viets, débordant de toutes parts, Brunbrouck  régla sa batterie pour des tirs directs, et ceci existe depuis l'apparition de la culasse, puisque celle-ci s'ouvre pour la charge de l'obus et l'éjection de la douille. Le lieutenant Brunbrouck payer de sa vie le 13 avril 1954.

     

         Journal du 1er groupe
    13 septembre 1918 " Instruction. Dans l'après-midi, les officiers du groupe vont voir une manoeuvre de chars d'assaut
                                   légers au Camp de Mailly."
    14 septembre 1918 " Instruction à l'intérieur des batteries. Les cadres du groupe assistent à une manoeuvre, en liaison
                                   avec l'infanterie de la Division."
    15 septembre 1918 " Repos au cantonnement. Le Cdt Dressler part en permission, le capitaine Chalumeau prend le
                                   commandement du groupe."
    16 septembre 1918 " A 7 heures du matin, le groupe de batteries de tir reçoit l'ordre de se porter, dans l'après-midi, à
                                   Coole, (Camp de Mailly), pour y exécuter des écoles à feu, pendant les journées des 17, 18 19.
                                   Départ à 13h. Itinéraire; Frignicourt, Vitry le François, route de Vitry le François à
                                   Fère-Champenoise.
                                   A 2 km après Vitry, nous croisons l'automobile du général Spire, cdt la 22e D.I et du colonel Chanson
                                   cdt l'AD22. Le colonel Chanson nous communique un contre-ordre, nous retournons au
                                    cantonnement de Norrois, par Blazy et Frignicourt.."


      Journal du 2e groupe

    13 septembre 1918 " Instructions diverses et instructions intérieures de Bies."
    14 septembre 1918 " Manoeuvre avec le 62eR.I, aux environs d' Haussignémont. Etude de changement de positions
                                   et liaisons avec l'infanterie."
    15 septembre 1918 " Repos."
    16 septembre 1918 " La 2e C.R reçoit l'ordre de se tenir prête à faire mouvement dans la nuit."


      Journal de la 9e batterie
    13 septembre 1918 " Manoeuvre de cadres de groupe , avec le 62e régiment d'infanterie. Troupe, batterie attelée.
                                   Soir; les officiers assistent à un exercice de chars d'assaut avec l'infanterie, au Camp de Mailly.
                                   Soir; troupe, servants, instruction d'artillerie, correction de dérives.
                                                      conducteurs, pâturage, pansage et abreuvoir.
    14 septembre 1918 " Matin; manoeuvre sous la direction du général commandant la 22e D.I, II et IIIe groupes, cadres  
                                   de troupe, 1er groupe (cadres).
                                   Soir; servants, nettoyage de matériel,
                                           conducteurs, soins aux chevaux."
    15 septembre 1918 " Repos."
    16 septembre 1918 " Matin; manoeuvre batterie attelée. Soir; instruction d'artillerie et signalisation."


        Journal du 1er groupe
    17 septembre 1918 " A minuit, l'ordre arrive de faire partir la C.R, qui doit se rendre à Marson (Est de Châlons),
                                  puis dans la région de la Cheppe, où elle sera aux ordres du commandement du P.A.D 22.
                                  A partir de là, la C.R, nécessaire au ravitaillement des batteries, ainsi que le lieutenant
                                  Legrand et Mr Priouzeau; vétérinaire, restent avec les batteries.
                                  La C.R part sous le commandement de l'adjudant Coquin.
                                  Le lieutenant Hernigon, commandant la 1ère C.R, rentre de permission dans la matinée et
                                  repart pour rejoindre son unité par tous les moyens possibles."
    18 septembre 1918 " Instruction. Conférence donnée aux officiers du régiment, à Matignicourt, par le lt Ferrier,
                                  sur la méthode de repérage et réglage par coups fusants hauts.
                                  A 19h30, ordre de partir à minuit 30, par route, pour cantonner à Songy."
    19 septembre 1918 " Départ du groupe à 0h30. Itinéraire; Frignicourt, Vitry le François, La Pépinière, Loisy,
                                  Drouilly, Songy. Cantonnement à Songy, avec les 2 autres groupes du régiment.
                                  Départ de Songy à 19h30, pour aller à Courtisols.
                                  Itinéraire; Vitry-la-Ville, Pogny, Marson, Courtisols. Cantonnement à Courtisols ouest.
                                  Reconnaissance du Cdt de groupe, en autocar. P.C Bordeaux et emplacement des batteries."
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 17 Sep - 18:34


    Un envoi de LANG

    Ah, merci Briselance pour ce retour du 35ème et cet aparté concernant le "pointage dans l'âme".
    Nous allons effectivement pouvoir dormir tranquilles et assister à...


    "une manoeuvre de chars d'assaut légers au Camp de Mailly..."




    puis participer à Matignicourt à une... " Conférence donnée aux officiers du régiment, par le lt Ferrier, sur la méthode de repérage et réglage par coups fusants hauts."

    et cette fois, j'ai pensé à récupérer la documentation...



    Puis direction Courtisols avec le 1er Groupe...


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 22 Sep - 2:07



    Maintenant, plus aucun doute, tout le monde sait ce qu'est le "pointage dans l'âme".
    Confirmation étant faite par l'artilleur " impérial" (parenthèse car ce n'était pas le cas à Toulon), dans le creux de
    l'oreille de notre cavalier, au service de l'artillerie du 35e R.A.C. Merci Lang.



    Journal du 1er groupe


    20 septembre 1918 " Ordre de se porter au bivouac à 4 km, au Nord de Courtisols, dans un bois, près de l'arbre
    signal de la côte 169. Départ à 20h30, arrivée au bivouac à 21h30, et installation.
    Dans la journée du 20 7bre ( c'est écrit comme cela), le capitaine Chalumeau et le s/lt Seité,
    sont allés, en auto, reconnaître des positions de batterie au Nord de Suippes."
    21 septembre 1918 " Les s/lts Seité et Le Coroller conduisent, sur les positions de batterie, 4 hommes par batterie,
    pour en préparer l'occupation éventuelle, et placer les munitions.
    A 20h15, départ des canons du groupe, sous la conduite des Cdts de batterie. Les pièces sont
    placées dans les bois, à proximité des positions, avec un personnel de garde.
    Les avant-trains reviennent au bivouac."
    22 septembre 1918 " L'officier orienteur et les commandants de batterie jalonnent les positions des pièces et exécutent
    les opérations topographiques nécessaires. Ils retournent ensuite au bivouac.
    Vers 16 heures, le commandant Dressler, rappelé de permission, rejoint le groupe, dont il reprend
    le commandement."

    Journal du 2e groupe


    20 septembre 1918 " Les 4e et 5e Bies rejoignent à Courtisols la 6e Bie, à 13h.
    Le groupe est alerté à 13h30 pour bivouaquer dans le bois, à l'Est de St Etienne-au Temple.
    Arrivée à 23 heures.
    Le commandant de groupe fait une reconnaissance avec le lt-colonel, cdt le Régt dans le
    secteur de Souain (de 8 à 16h)."
    21 septembre 1918 " Reconnaissance de la position par le cdt du groupe et les cdts de Bie.
    5e batterie (droite du groupe) x= 269.315 y= 269.265
    4e batterie au centre
    6e batterie ( gauche du groupe) x= 269.040 y= 269.235
    Antenne du groupe x= 269.150 y= 269.250."
    22 septembre 1918 " A 8 heures, le lt Lavigne reconnaît le cantonnement du groupe, du camp Challe
    (route de Châlons à Suippes)".


    Journal du 3e groupe

    20 septembre 1918 " Départ à 8h30, pour bivouaquer dans les bois de sapins, à 4 km Mont de l'Epine, et à 3 km Est
    de St Etienne-au-Temple."
    21 septembre 1918 " Reconnaissance des commandants de Bie, aux positions de la Côte 170 (chaussée Romaine),
    en 91.76. Mission: tirer dans la direction du Nord.
    Opération Topogra = (?) par l'orienteur.
    Les pièces doivent monter le soir même. Contre-ordre: le 3/35 relèvera le 2/222."
    22 septembre 1918 " Les 7e, 8e, 9e batteries relèveront les 24, 25, 26es du 222e.
    Reconnaissance des nouvelles positions.
    Mission: barrage 2 K, au N de Souain (barrage normal) ou barr A, en cas de repli des G.C.
    Barrage B devant le C.R Laura. Si cette position n'est pas tenable - barrage C devant
    l' Hinterland.
    Enfin la résistance doit se poursuivre, en dernier ressort, sur intermédiaire.
    Barrage D, en avant de cette position. Pour chacun de ces barrages, il sera lancé une fusée
    spéciale, à chacun d'eux.
    Les 7e et 9e Bies sont muettes. Seule la 8e fait des tirs ordinaires (représailles, réglages etc..).
    Elle déclenche son barrage pour 1 fusée vue. Les 7e et 9e ne tirent qu'à partir de plus de 2 fusées
    vues, dans le secteur. La 8e n'occupe pas son emplacement " muet" . Les 2 sections sont séparées.
    Les batteries alterneront dans ce genre d'exercice. A 23 h, la relève a lieu."

    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 22 Sep - 18:36



    Un envoi de Lang


    Hum, tout ça sent les préparatifs d'une offensive...

    Le 1er groupe en bivouac à côté de Courtisol (que nous connaissons déjà). Reconnaissance de positions au nord de Suippes.

    Le 2ème en bivouac à l'est de St Etienne au Temple



    et une reco du côté de Souain...



    Et le 3ème en bivouac dans le même coin...

    Ca bouge beaucoup, on s'installe, on note les missions...



    (NDLR : certains auront reconnu les "splendides" terrains de Mourmelon et de Suippes...)

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 23 Sep - 8:43

    Quand je vous dis que je peux partir en vacances, ma relève est assurée.
    Merci Lang pour cette carte, et si on retourne aux, 13, 14, 15 et 16 septembre 1914, on s'aperçoit que le 35e était sensiblement dans le même secteur. C'était juste après la première Bataille de la Marne et le bond de 30 km que les Divisions françaises ont effectué, pour repasser au Nord de cette Marne si sollicitée.

    Journal du 1er groupe

    23 septembre 1918 " Le groupe quitte le bivouac; 2e Bie à 19h15, 3e Bie à 19h30, 1ère Bie à 19h45, et se rend au
    camp Challe, 2 km au sud de la Ferme Pièmont, sur la route de Châlons à Suippes.
    Cantonnement au camp Challe."
    24 septembre 1918 " A 19h, départ des téléphonistes des batteries, qui se rendent sur les positions. Les liaisons
    téléphoniques sont installées"
    25 septembre 1918 " Le personnel part à 19 heures, pour occuper les positions.
    P.C du groupe, confondu à celui du Groupement, dont le commandant Dressler prend le commandement, en l'absence du lt-colonel, qui est en liaison près du colonel commandant
    le 62e R.I. A 22h, tout le personnel est en place.
    A 23 heures, début de la préparation. L'heure d'attaque H = 5 heures.
    Le groupe exécute des tirs, conformément au plan d'emploi, sur les réseaux
    La 2e Bie exécute un tir de brèche sur les réseaux, devant l'Ouvrage du capitaine Bodart (n°1)
    La 3e Bie tire en superposition sur la même brèche. La 1ère Bie est à la disposition du Groupement
    du Centre. A 23 heures, on apprend, par un renseignement de prisonniers, que l'ennemi, qui
    attend notre attaque, a évacué la zone avancée.
    Ordre est donné, par téléphone aux batteries, de diminuer de 1/3 l'intensité de la préparation et
    ultérieurement celle du barrage mobile dans la zone évacuée.
    A 22h50, ordre de retarder l'heure H de 25 minutes H = 5h25."

    Journal du 2e groupe

    23 septembre 1918 " Départ du bivouac pour le camp Challe à 19h30. Arrivée à ce dernier à 23h30.
    Itinéraire: La Cheppe, et le Mont Frenet."
    24 septembre 1918 " Cantonnement camp Challe. Les pièces sont montées en position 92.92.
    P.D Souain 1/10000."
    25 septembre 1918 " L'EM et le personnel du II/35 reçoivent l'ordre de rejoindre la position du groupe en
    x = 269.200 y = 269.200 (?) Etre prêt à tirer à 22 heures.
    Attaque du 62e R.I entre la Butte de Souain et la Ferme Navarin.
    Préparation à partir de 23h."


    Journal du 3e groupe

    23 septembre 1918 " Départ du commandant Blanc, commandant le 2/222. Un officier reste avec le 3/35
    jusqu'à demain 24 septembre."
    24 septembre 1918 " Reçu de l'A.C.D le plan d'emploi de l'artillerie. Le III/35 fait des tirs sur des objectifs fixes.
    2 canons par batterie monteront dans la nuit du 24 au 25, aux nouvelles positions.
    Le P.C du groupe quittera le P.C Bordeaux demain matin à 4h, pour se transporter à la 2e
    section de la 8e Bie, au voisinage de la Chaussée Romaine.
    Le III/35 ne fournira pas de D.L."
    25 septembre 1918 " Changement de P.C. Prise de commandement. 4h, reçu de l'A.C.D le plan d'emploi complété.
    Mission: Tirs sur objectifs fixes en OE, fusants et percutants.
    Tirs à spéciaux, sur d'autres objectifs.
    Barrage roulant de H à H + 2h45, moment où l'infanterie quittera la tranchée verte.
    A ce moment, les batteries du III/35 se déplaceront pour aller au bois C5, au pied de la Butte
    de Souain.
    H = 5h. Commencement des tirs de destruction à H - 6 = 23h."

    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 23 Sep - 18:07


    Un envoi de LANG

    Merci Briselance mais ne partez pas trop vite en vacances...

    Bon,du 23 au 25 septembre 1918 tout le monde s'est mis en place…
    Terminés les exercices, finies les "douceurs" des bivouacs.
    Le Maréchal Foch est là, lui aussi. Il vient d'établir un poste de commandement aux Trois-Fontaines, près de Saint-Dizier et Pétain est à Nettancourt.
    Le 35ème c’est vrai a un peu retrouvé son secteur de septembre 1914 mais le terrain est difficile à reconnaître.
    Le 25 septembre les batteries sont en position prêtes à déclencher les tirs pour 23 heures.
    Mission : Tir de préparation puis tir de barrage dès que l’infanterie passera à l’assaut prévu à 5heures le 26 puis repoussé à 5h25…

    Rentrons dans les détails.
    La zone d’attaque se situe entre la ferme Navarin et la Butte de Souain.



    A propos de l'origine du nom de la ferme Navarin :


    Et l’assaut doit être mené par le 62ème RI.
    Ce 62ème RI est le régiment de Lorient. Comme le 35ème il a été décimé au même endroit puis reconstitué lui aussi sur le front des Vosges.



    Lisons un extrait de son journal de marche pour faire le rapprochement avec l'activité du 35ème :
    (http://enguerrand.gourong.free.fr/dossier%20pagesdetail/Journaldemarche62RI.htm)
    "La 22ème D.I., dont les régiments viennent d'être exercés à la guerre de mouvement, aux environs de Vitry-le-Francois, quitte ses cantonnements, dans la nuit du 18 au 19 septembre, et, par des marches de nuit, gagne la région de Suippes, puis celle de Souain, où elle doit prendre part à l'offensive d'ensemble exécutée par la IVème armée.
    Dans la nuit du 24 au 25, le 62ème (1er et 2ème bataillons) quitte le camp de Nantivet, où il est arrivé à la pointe du jour, pour gagner son secteur d'attaque, au nord-est de Souain.
    Vers 20 h., lorsque les bataillons commencent leur mouvement, les aviateurs allemands bombardent le camp de Nantivet et la gare de Suippes; l'artillerie lourde allemande ouvre aussi le feu sur cette dernière localité. Les 1er et 2ème bataillons quittent rapidement cette zone dangereuse, pour se porter, à travers champs, dans le secteur qui leur a été assigné.
    Le 3° bataillon est déjà, depuis la nuit précédente, sur ses positions.
    Le terrain à conquérir a une largeur de 2 km sur une profondeur de 9 à 12 km.
    Le 62ème régiment de droite de la division, encadré, à gauche, par le 19ème R.I. et, à droite, par le 409ème R.I. (de la 167ème D.I.) reçoit la mission d'enlever, sur un front d'attaque de 800 m, les très fortes positions allemandes, puissamment organisées



    A 23h.30, notre artillerie déclenche soudainement son tir de préparation; en quelques secondes tout le front de la IVème armée; est complètement embrasé; on ne s'entend plus à quelques pas de distance.
    Des artilleurs allemands, faits prisonniers, diront que la préparation française a été exécutée avec beaucoup de vigueur et de précision. (Bravo le 35ème !!)
    "

    Et maintenant, on est le 26, il est 5h… 5h25… le brouillard est tombé…
    Pour le 35ème il est temps de passer au tir de barrage, pour ceux du 62ème, bataillons échelonnés en profondeur, c'est le moment d'avancer...

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 24 Sep - 20:34



    Envoyé par Tailliez

    Vivement la victoire, il est temps que nous la terminions cette guerre, en 1914 nous étions 41 630000,
    en 1918 : 38 670000, il nous faudra 20 ans pour retrouver la démographie au même niveau.
    Certes après la guerre l'armée française était considérée à juste titre comme la meilleure armée du monde, mais à quel prix...à titre comparatif la population Allemande en 1914 était de l'ordre de 67 000 000 et en 1939 de 68 500 000.
    Démographiquement au départ en 1914 nous ne jouions pas dans ma même cour pour diverses raisons, actuellement même si la tendance s'est inversée ils ( les Allemands ) sont 81 400000 et nous 66 200000.

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:05



    ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


    FICHET Louis Clément né le 14 janvier 1885 à Saint Marsault (Vendée) canonnier conducteur
                                       mort le 5 septembre 1918 à Fontenay le Comte (Vendée) suite maladie en service.


    JAUNATRE Jean Marie né le 9 décembre 1887 à Falleron (Vendée) blessé au combat 
                                      mort le 14 septembre 1918 


    LE DREAN Tugdual Marie né le 12 septembre 1889 à Grand-Champ (Morbihan) canonnier servant
                                     mort le 25 septembre 1918 à l'hôpital mixte de Vannes (Morbihan) suite maladie service.


    CREIGNOU Jean Yvon né le 12 septembre 1898 à Mespaul (Finistère) canonnier servant, matricule A 358901
                                     mort le 26 septembre 1918 à Mespaul (Finistère) suite maladie en service.


    BOMME Jean Louis né le 26 juin 1895 à Abbaretz (Loire-Atlantique) canonnier conducteur
                                     mort le 26 septembre 1918 à l'hôpital mixte de Vannes (Morbihan) suite maladie service.


    COUGET Eugène Antoine né le 16 novembre 1899 à Lanne Soubiran (Gers) canonnier conducteur, mat;A171284
                                      mort le 28 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite blessures au combat.


    BERGOT Yves Marie né le 30 septembre 1893 à Plabennec (Finistère) canonnier servant, blessé au combat
                                      mort le 28 septembre 1918 à Cuperly (Marne)


    BIHAN - POUDEC Jean Joseph Marie né le 8 avril 1893 à Saint Frégant (Finistère) canonnier conducteur
                                       mort le 28 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite de blessures au combat.


    LIAIGRE Auguste Amédée né le 29 mars 1897 à Meillerie- Tillay (Vendée) canonnier conducteur
                                        mort le 29 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite blessures au combat.


    BERGES Joseph né le 30 octobre 1881 à Arx (Landes) canonnier servant , tué et disparu au combat,
                                                le 29 septembre 1918 à Souain (Marne), à l'est de la ferme des Wacques





    NB : Remarquez que depuis le 26 septembre, je ne présente qu'un seul jour pour les trois groupes.
           Ceci est dû à la taille des textes, au regard des événements de cette bataille qui vient de s'engager.
           N'oubliez pas de reprendre à la suite du 25 septembre 1918.
    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:07

     Journal du 1er groupe

    26 septembre 1918 " A 1h30, confirmation est reçue du renseignement du prisonnier. La zone évacuée s'étend depuis
                                  les petits postes, jusqu'à la ligne verte (Crête de la Butte de Souain), à l'exception d'une ligne
                                  de résistance des avants-postes, passant par les Ouvrages Turquet, Bodart, Bonne, qui serait
                                  facilement tenue.
                                  A 5h25, le tir des batteries se déplace en barrage roulant, conformément au plan d'accompagnement.
                                  A 9h55, le tir cesse, le groupe se tient prêt à appuyer l'infanterie, sur demande.
                                  Une reconnaissance est poussée en avant (s/lt Seïté), pour rechercher une zone de nouvelles
                                  positions possibles, pour appuyer l'infanterie.
                                  A 11h30, ordre de préparer le déplacement du groupe et d'effectuer ce déplacement dès que le
                                  3e groupe, qui s'est déplacé, sera en état de tirer.
                                  Le chef d'escadron part en reconnaissance.
                                  A 16h45, le groupe se porte en avant, et met en batterie à 17h30, vers 93.18, à l'est de l'Ouvrage
                                  colonel Bonne.
                                  Les Bies sont établies en barrage sur la tranchée de Habsbourg, entre le boyau de Bautzen et le
                                  boyau de Flensbourg.
                                  La 1ère Bie à droite, la 3e Bie à gauche, la 2e Bie en superposition.
                                  Un tir de harcèlement sur toute la zone en arrière, est exécuté pendant la nuit."


    Journal du 2e groupe

    26 septembre 1918 " Attaque à 5h25.  A H - 1', le barrage roulant est déclenché, sur les 1ères lignes et continue
                                  jusqu'à H + 4h30 (H = 5h25').
                                  5h10, la 3e pièce de la 6e Bie éclate - 4 blessés.
                                  6h10, la 2e pièce de la 5e Bie, gonflée.
                                  7h15, la 4e pièce de la 4e Bie inutilisable, l'obus reste dans l'âme.
                                  10 heures, reprise du tir sur la dernière ligne de barrage.
                                  12h20, halte au feu."


      Journal du 3e groupe

    26 septembre 1918 "La préparation se poursuit. H retardée de 25'    H = 5h25'
                                 On craint que les Allemands ne se soient repliés sur la ligne verte. En conséquence,
                                 le barrage devra être plus nourri sur cette ligne.
                                 A H + 2H45 = 8h10, le groupe doit se déplacer. L'ordre n'arrive pas.
                                 10h30, reçu ordre de faire mouvement. Départ des reconnaissances à 10h45.
                                 Arrivée du groupe en 86.14 à 12h.
                                 La progression de l'infanterie est arrêtée devant le saillant de la Tr de Habsbourg et P8.
                                 Mitrailleuses et lances-bombes en 95.41, demande de tir sur ces points.
                                 De 16h10 à 17h30, préparation d'attaque sur la ligne bleue, barrage roulant jusqu'à la
                                 Tr de Salzbourg. Consommation; 1 par pièce par minute.
                                  17h30, barrage d'accompagnement par bonds de 100 m toutes les 2', chaque ligne de
                                  barrage comprenant 12 coups par Bie.
                                  A 21h, reçu par téléphone, ordre de ne pas faire barrage sur la ligne bleue (ligne occupée
                                  par nous, en partie)."
    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:08


    Journal du 1er groupe


    27 septembre 1918 " A 2h30, on apprend que le 62e R.I occupe la tranchée de Habsbourg, depuis la gauche du
                                  régiment (Boyau de Flensbourg) et le Méridien 169.
                                  Le 62e doit reprendre l'attaque pour se porter à l'objectif éventuel (route Ste Marie à Py -
                                  Somme-Py, à 400m au nord de la Voie ferrée).
                                  De 5h30 à 6h00, tir sur la tranchée de Fiume et le boyau qui la relie à la tranchée de Salzbourg.
                                  La 1ère Bie, du Méridien 269 au chemin 200m à l'est. La 3e Bie, de ce chemin à la tranchée de
                                  Salzbourg, la 2e en superposition.
                                  A 6 heures, les batteries reportent leur tir sur la tranchée de Salzbourg, du Méridien 269, au
                                  boyau du Château. La 1ère Bie, sur la moitié Ouest, la 3e Bie, la moitié Est, la 2e Bie en
                                  superposition.
                                  A 6h10, le tir est reporté sur la ligne bistre (tranchée de Stuttgard), et maintenu jusqu'à 6h15.
                                  A 9h, ordre téléphonique d'exécuter des tirs au delà de la ligne bistre, sur les routes et les pistes.
                                  On apprend que l'infanterie est au contact de la ligne bistre.
                                  A 12h30, le lt-colonel Julliard fait savoir que la tranchée de Stuttgard n'est pas à nous.
                                  Une opération est tentée à 14h15 pour s'en emparer.
                                  De 14h à 14h15, un tir de cadence maximum est exécuté  sur la tranchée de Stuttgard, entre les
                                  méridiens 88 à 96 (1ère Bie, de 96 à 94 -- 2e Bie, de 94 à 91 --3e Bie de 91 à 88).
                                  A 14h15, le tir s'établit en barrage, à 300m au Nord de Stuttgard.
                                  A 15h50, le lt-colonel Julliard téléphone que la tranchée est à nous.
                                  A 16h, l'infanterie se porte en avant, pour atteindre l'objectif éventuel.
                                  A 16h02, les Bies exécutent un barrage roulant, se déplaçant à la vitesse de 100m en deux minutes.
                                  Le barrage se fixe durant 2 minutes sur la Voie ferrée, puis reprend sa marche jusqu'au chemin
                                  Somme-Py - Ste Marie à Py, où il se fixe 5 minutes.
                                  La 1ère Bie tire du Méridien 9.6 au Méridien 9.4, la 2e, de 9.4 à 9.1, la 3e, de 9.1 à 8.9.
                                  A 17h, le chef d'escadron part en reconnaissance. Mais on apprend que l'infanterie n'a pu progresser
                                  jusqu'à l'objectif éventuel et, est aux lisières de Somme-Py.
                                  Le chef d'escadron donne l'ordre de porter le groupe en avant (ordre reçu à 19h30), mais à cause
                                  de l'obscurité et des difficultés de la route, la piste étant incomplètement en état, contre-ordre est
                                  donné par le lt-colonel. Les Bies sont installées sur leurs positions, sans mission de barrage."
                         
    Journal du 2e groupe

    27 septembre 1918 " 4h50, le groupe reçoit l'ordre de se porter en avant. Reconnaissance du Cdt de groupe à 6h30.
                                  Le groupe prend position à la lisière Nord du bois P6, au 92.40 (P.D 1/20 000 Tahure).
                                  A 11h20, 5e Bie - 12 blessés, 4e Bie - 2 blessés, 2 chevaux blessés.
                                  De 14h à 14h30, pilonnage sur la tranchée de Stuttgard et barrage roulant au delà, pour prendre
                                  la ligne bistre.
                                  4e Bie, l'aspirant Thoby est blessé (par avion). La 5e Bie détruit trois canons ennemis, placés sur
                                  la crête 80.62. Le 2e groupe assure le barrage pour les nuits du 27 au 28 septembre, de 80.65
                                  à 95.66."


    Journal du 3e groupe

    27 septembre 1918 " Tir à 3h30, ordre faire barrage 200m au N de la ligne bleue. 1er et 3e groupes en superposition
                                  sur tout l'objectif. Préparation, de 6h à 6h30, sur tr de Fiume et le boyau qui la relie à la tr de
                                  Salzbourg. Ne pas tirer au sud du parallèle 274,5. Consommation; 2 coups par pièce par minute
                                  portée à 6 coups de 6h28 à 6h30. L'attaque de l'infanterie et de chars doit se poursuivre sans arrêt
                                  jusqu'à l'objectif éventuel (route Ste Marie à Py à Somme-Py), 400m au N de la Voie ferrée.
                                  Toutes les heures sont avancées de 30' sur les heures marquées plus haut.
                                  4h45, un ordre; préparer des tirs sur ligne jaune (Tr des Prussiens- Von Fleck- Tr d'Essen),
                                  entre boyau de Curtrines inclus et route Niedeah, sur et au-delà de la ligne jaune et sur
                                  pistes, partant de l'extrémité N du boyau de Curtrines. Exécution.
                                  15h, départ de la position. Nouvelle position en 88.39, près de Py. Accrochage de Bies.
                                  Mission; barrage 400m ligne brune. 21h, barrage à 200m N ligne chemin de fer (Somme-Py)."
            .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:09

    Voici 2 cartes extraites des JMO du 1er Groupe. Elles sont agrandies pour en voir mieux les détails.


    La Butte de Souain, l'est de la route de Suippes à Sedan, entre Souain et Somme-Py.
    On y voit; les tranchées de Salzbourg, de Wurtzbourg, de Fiume, des Habsbourg, de Bautzen, le Grand Bois,
    la Ferme Navarin, et la route de Sedan. On y aperçoit également le point P8.


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:10

    Journal du 1er groupe

    28 septembre 1918 " A 7h, on apprend que l'infanterie a occupé l'objectif final, et, est entrée en contact  avec la ligne
                                  jaune.
                                  A 8h, le groupe est porté en avant et va prendre position vers 85.44. Le P.C est installé à la Corne
                                  du Grand Bois, d'où l'on suit, à vue, le combat de l'infanterie.
                                  L'infanterie, appuyée par les chars d'assaut, attaque la ligne jaune et s'empare de la tranchée des
                                  Prussiens, de la tranchée  Von Fleck, atteint et dépasse la tranchée d'Essen.
                                  Le groupe a pour mission d'intervenir pour appuyer, à vue, l'infanterie.
                                  A 3h, obus de harcèlement blesse 5 servants à la 3e batterie.
                                  Une contre-attaque ennemie vers 12h15, refoule notre infanterie au sud de la tr des Prussiens.
                                  Notre première ligne s'installe dans la tranchée de Wurtzbourg.
                                  Une nouvelle attaque nous rend la tranchée des Prussiens, puis la Tr d'Essen.
                                  Un nouveau retour offensif de l'ennemi nous rejette, à 18h, dans la tr des Prussiens."

    Journal du 2e groupe

    28 septembre 1918 " A 8h, le commandant Fischer reçoit un plan d'accompagnement d'attaque.
                                  Préparation d'artillerie au N de la tranchée d'Essen, de H - 30' à H, barrage roulant de H à H + 60
                                  H = 10 heures. Aucun résultat.
                                  A 17h30, le II/35 reçoit l'ordre de faire une violente préparation de 18h41 à 18h45, sur la tranchée
                                  la Pirna, entre les tranchées Von Fleck et d'Essen (90.82).
                                  A 18h45, le tir cesse brusquement et reprend à 18h46, sous la forme de barrage, à 300m N de la
                                  tranchée d'Essen.
                                  Tous les tirs cessent à 19h05. Le II/35 est de barrage pendant la nuit du 29 au 30, sur tout le front
                                  du Rt.
                                  Le capitaine Wallut est blessé légèrement à la tête, à 10h30.


    Journal du 3e groupe

    28 septembre 1918 " L'attaque continue. Les 3 batteries exécutent un tir de pilonnage de 30' sur les lisières Est
                                  de Somme-Py et la tr allant vers le N.E.
                                  8e, en 90.74  -  9e, en 89.75   -  7e, sur tr partant de 91.75, en allant vers le N et vers le
                                  boyau de Curtrines (longueur de la tr battue: 3000m, partant de 91.75).
                                  Ce tir de 30' se fait à raison de 2 coups par pièce par minute.
                                  A 9h, les 3 batteries reportent le tir sur la ligne jaune (tr des Prussiens et Von Fleck),
                                  2 pièces par batterie, sur chacune de ces 2 tranchées. En explosifs sur tr Von Fleck, en fumigènes
                                  devant tr des Prussiens (chaque batterie dans sa zone) H = 7h30.
                                  Consommation à partir de H: 1 coup par pièce par minute pendant 30'. Tirs obscurs.
                                  9h45, harcèlement au N tr d'Essen. Une centaine de fantassins français arrivent à la tranchée des
                                  Prussiens.
                                  La 9e prend à partir des lisières sud du Bois de la Vipère.
                                  La 8e fait harcèlement sur tournant route de Sedan (95.00).
                                  10h, la 8e Bie fait harcèlement sur carrefour 200 m cimetière Altona.
                                  10h25, 8e Bie tire sur route en 79.00. 10h25, 9e sur chemin entre V39 et V40.
                                  10h30, l'ennemi abandonne la ligne de hauteur 210.206, 8e et 9e accompagnent.
                                  14h, reçu renseignement; tr des Prussiens prise par nous."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:11

    Journal du 1er groupe

    29 septembre 1918 " A 4h, le 62e R.I tente de reprendre la tranchée d'Essen. Le barrage est reporté à 300m
                                   en avant de cette tranchée. Les Bies se tiennent prêtes à déclencher le tir.
                                   Le 62e R.I est relevé par le 265e R.I. La 61e Division relève la 22e.
                                   Le groupe reste à la disposition de la 61e D.I.
                                   Une attaque est menée par le 265e R.I avec, comme objectif la Crête du Bois de la Vipère.
                                   La préparation est exécutée par les batteries, de 9h30 à 10h, qui tirent au N de la tranchée
                                   d'Essen, depuis une ligne 300m au N de la tr d'Essen, et une ligne parallèle de l'objectif n°1,
                                   et 500m au N de cet objectif (Crête du Bois de la Vipère).
                                   Un barrage roulant est exécuté à partir de 10h, pour accompagner l'attaque d'infanterie.
                                   Cette attaque n'obtient aucun résultat.
                                   Le 265e R.I reprend son attaque à 18h45, avec objectif limité à la tranchée d'Essen.
                                   A 18h41, les Bies déclenchent un tir violent sur la tranchée Von Fleck et la tranchée d'Essen,
                                   sur un front de 100m, à cheval sur le boyau de Pirna, et sur un front de 100m à gauche du
                                   carrefour du chemin longeant le boyau de Curtrines.
                                   A 18h45, le tir cesse brusquement, pour donner le signal de l'attaque.
                                   A 18h46, le tir reprend en barrage, sur tout le front du régiment, à 300m, au delà de la tr d'Essen.
                                   Tous les tirs cessent à 19h05. Cette attaque est rejetée après avoir pris pied dans la tranchée
                                   Von Fleck."


       Journal du 2e groupe

    29 septembre 1918 " Le II/35 a pour mission d'exécuter le barrage sur demande de l'infanterie, sur la tranchée
                                   Von Fleck, l'infanterie s'étant repliée, sur ordre, dans la tranchée de Krefeld.
                                   A 7h30, le II/35 reçoit l'ordre de destruction sur la ligne jaune (700m N de Somme-Py).
                                   Préparation de H - 30 à H; barrage de H à H +10, sur la tranchée d'Essen.
                                   L'attaque est menée par la D.I de droite (H = 9h30) Aucun résultat."


    Journal du 3e groupe


    29 septembre 1918 " 8h30, reçu plan d'emploi pour la journée. La 61e D.I remplace le 22e D.I en 1ère ligne.
                                   Elle attaque la portion Blanc-Mont - ferme Medeah.
                                   2 phases; 1ère, Crête du Bois de la Vipère, 2e, Crête Blanc-Mont  -  Medeah.
                                   Chaque phase comprend; une préparation d'attaque, un accompagnement d'attaque.
                                   1ère phase: 3 groupes du 35 RAC de leurs positions actuelles.
                                   2e phase (après déplacement) III/35. Le III/35 passe sous les ordres du colonel Geze.
                                   Ligne de départ de l'infanterie; soit tranchée de Krefeld, prolongée parallèlement à la 
                                   tranchée des Prussiens (hypothèse A), soit tranchée d'Essen (hypothèse B).
                                          Accompagnement de l'attaque.
                                   a) Barrage mobile en OE percutants, à 300m en avant infanterie. Bonds de 50m.
                                       Départ de barrage à H'  H' = H + 15 (hypothèse A)  -  H' = H (hypothèse B)
                                       Cadence; 100m en 4'.
                                    b) Barrage fusant OB ou OE formant ratissage en avant du rideau (200m en avant).
                                        H' + 60, le barrage se fixe à 300m au delà de l'objectif pendant 5', puis s'éteint 
                                        progressivement. Cadence; 2 coups par pièce par minute.
                                     2e phase, à l'heure H", III/35 se placera au sud Tr de Stuttgart  H = 10h.
                                     Barrage roulant, voir calque joint     (pas de calque). Pendant le reste de la journée, 
                                     harcèlement et tir sur objectifs visibles du P.O.
                                     17h30, reçu ordre partir occuper position sud tr de Stuttgart. Reconnaissance cdt de Bies.
                                     19h30, Contre-ordre. Le III/35 reste sur positions actuelles.
                                     19h45, reçu mission; barrage 300m au N d'Essen, du méridien 82 au méridien 89.
                                     Le III/35 sera pour l'opération du 30, sous les ordres du colonel Geze. 
                                     L'attaque est manquée."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:12

    Journal du 1er groupe
    30 septembre 1918 " L'attaque est reprise à 9h50, et a pour objectif la Crête de la Vipère.
                                   De 9h à 9h30, les batteries exécutent un tir de destruction sur les organisations de la 
                                   ligne jaune. 
                                   A 9h50, le barrage se fixe  sur la tr de l'Elbe, et n'en repart qu'à 9h35. Il se fixe à nouveau
                                   sur la tranchée d'Essen à 9h40, puis cesse. Cette attaque réussit à porter notre infanterie
                                   dans la tr des Prussiens, mais la tr d'Essen ne peut être occupée."


        Journal du 2e groupe
    30 septembre 1918 " Aucun changement."


        Journal du 3e groupe
    30 septembre 1918 " 8h, reçu ordre d'opération pour attaquer (même que la veille) H = 9h30.
                                   Départ de l'infanterie à H. 1er objectif; tr d'Essen, arrêt et départ à H + 1h.
                                                                         2e objectif; Crête de la Vipère.
                                   Départ de l'infanterie à H + 2h30   ( calque et plan d'emploi du 29) (pas de calque).
                                                                         3e objectif; tr de Medeah.
                                   Groupement du Centre: 19e Bie du 111e, III/35, et II/217e.
                                   Important; En raison de l'attaque de la Division de droite sur Kaiserteun, aucun tir de 
                                                    concentration, ou de préparation ne sera exécuté, à partir de H, à l' est du
                                                    Méridien 269.
                                                    Préparation de l'attaque. De H - 30 à H
                                   III/35, tirs de destruction sur les organisations de la ligne jaune (tr et réseaux dans la zone
                                   de groupement) tranchées de Perthes et des Prussiens (sauf aux points rapprochés de la tr
                                   de Krefeld de moins de 200m).
                                   Accompagnement III/35. Barrage mobile en OE percutants formant rideau, à 300m infanterie
                                   A H, le barrage s'assoira sur la tr de l'Elbe, d'où il partira à H + 5, pour s'arrêter et  s'établir
                                   en barrage fixe à 300m N de la tr d'Essen.
                                   A H + 1 heure, le barrage se remet en marche pour s'arrêter et s'éteindre dans le ravin au 
                                   N de la Crête de la Vipère . Cadence 100m en 5', par bonds de 50m, 1 coup par pièce, par 
                                   minute. Attaque manquée.
                                   11h30, barrage 300m N tr d'Essen, ne pas dépasser à l'Est, le parallèle 269.
                                   16h, tanks et fantassins, Bois Vipère (amis et ennemis). Ordre de ne pas tirer.
                                   (renseignement reçu par le II/35 et communiqué au III/35).
                                   18 à 18h10, tir violent sur tr d'Essen, du carrefour 80.81 au parallèle 168,5.
                                    Consommation; 3 coups par pièce, par minute.
                                    20h15, le barrage est porté 100m au N tr d'Essen. On suppose que nous avons quelques
                                    éléments dans la tr de l'Elbe.
                                    22h, demande de barrage (2 fusées à 6 feux).
                                    22h15, reçu par téléphone, la nouvelle de suspension des armes avec la Bulgarie." 



    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Jeu 27 Sep - 12:12

    ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE


    FICHET Louis Clément né le 14 janvier 1885 à Saint Marsault (Vendée) canonnier conducteur
                                       mort le 5 septembre 1918 à Fontenay le Comte (Vendée) suite maladie en service.


    JAUNATRE Jean Marie né le 9 décembre 1887 à Falleron (Vendée) blessé au combat 
                                      mort le 14 septembre 1918 


    LE DREAN Tugdual Marie né le 12 septembre 1889 à Grand-Champ (Morbihan) canonnier servant
                                     mort le 25 septembre 1918 à l'hôpital mixte de Vannes (Morbihan) suite maladie service.


    CREIGNOU Jean Yvon né le 12 septembre 1898 à Mespaul (Finistère) canonnier servant, matricule A 358901
                                     mort le 26 septembre 1918 à Mespaul (Finistère) suite maladie en service.


    BOMME Jean Louis né le 26 juin 1895 à Abbaretz (Loire-Atlantique) canonnier conducteur
                                     mort le 26 septembre 1918 à l'hôpital mixte de Vannes (Morbihan) suite maladie service.


    COUGET Eugène Antoine né le 16 novembre 1899 à Lanne Soubiran (Gers) canonnier conducteur, mat;A171284
                                      mort le 28 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite blessures au combat.


    BERGOT Yves Marie né le 30 septembre 1893 à Plabennec (Finistère) canonnier servant, blessé au combat
                                      mort le 28 septembre 1918 à Cuperly (Marne)


    BIHAN - POUDEC Jean Joseph Marie né le 8 avril 1893 à Saint Frégant (Finistère) canonnier conducteur
                                       mort le 28 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite de blessures au combat.


    LIAIGRE Auguste Amédée né le 29 mars 1897 à Meillerie- Tillay (Vendée) canonnier conducteur
                                        mort le 29 septembre 1918 à Bussy le Château (Marne) suite blessures au combat.


    BERGES Joseph né le 30 octobre 1881 à Arx (Landes) canonnier servant , tué et disparu au combat,
                                                le 29 septembre 1918 à Souain (Marne), à l'est de la ferme des Wacques





    NB : Remarquez que depuis le 26 septembre, je ne présente qu'un seul jour pour les trois groupes.
           Ceci est dû à la taille des textes, au regard des événements de cette bataille qui vient de s'engager.
           N'oubliez pas de reprendre à la suite du 25 septembre 1918.
    .

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Ven 28 Sep - 6:53


    Un envoi de LANG


    Bon, briselance tout cela fait beaucoup d'événements !
    Du 26 au 30 septembre que d'avancées et de retours !
    Je vais prendre un peu de temps pour revoir tout ça...
    En attendant je constate que la zone de l'offensive ressemble curieusement à celle de 1915 qui commença le 25 septembre.


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Ven 28 Sep - 12:51



    Un envoi de LANG


    Opérations du 26 au 30 septembre.

    Un paragraphe du journal du 1er Groupe  du 28 septembre résume bien ce qui s’est passé :
    « L'infanterie, appuyée par les chars d'assaut, attaque la ligne jaune et s'empare de la tranchée des Prussiens, de la tranchée  Von Fleck, atteint et dépasse la tranchée d'Essen.
    Une contre-attaque ennemie vers 12h15, refoule notre infanterie au sud de la tr des Prussiens.n Notre première ligne s'installe dans la tranchée de Wurtzbourg. Une nouvelle attaque nous rend la tranchée des Prussiens, puis la Tr d'Essen. Un nouveau retour offensif de l'ennemi nous rejette, à 18h, dans la tr des Prussiens."


    Attaques, contre-attaques. Les combats sont acharnés. Le 35ème fait son concert de tirs : une symphonie de barrages roulants et de tirs d’accompagnements…
    On parle beaucoup de Somme-Py

    Le 26 septembre, la 22e division française, celle du Chemin-des-Dames dont le général Spire a pris le commandement, s’empare du tas de gravats qui fut la Ferme Navarin; les divisions Françaises des Généraux Michel et Schmidt enlèvent brillamment la Butte de Souain et le mont Muret au cours de combats acharnés…

    Le 62ème capture 120 prisonniers et s’empare de fusils anti-tanks.



    (Une petite idée de la différence de calibre avec une cartouche "normale". Attention à l'épaule !)

    ---------------------------------------------------------------------------
    30 septembre 3ème groupe 11h30, barrage 300m N tr d'Essen, ne pas dépasser à l'Est, le parallèle 269.
                                  16h, tanks et fantassins, Bois Vipère (amis et ennemis)...


    On avance et les chars sont de la partie.
    Autrement dit les Régiments d’Artillerie d’Assaut dont le 501e formé le 13 mai 1918 !
    CITATION A L'ORDRE DE L'ARMÉE
    LE 3e BATAILLON DU 501eRégiment d’Artillerie d’Assaut (Cies 307, 308 et 309.)
    (Champagne. - Septembre et octobre 1918.)
    Magnifique unité de combat qui, sous l'énergique impulsion de son chef, le Commandant Fischbach, a pris une part glorieuse aux journées des 26 au 30 septembre 1918, frayant le chemin sur plus de 6 kilomètres de profondeur à l'infanterie de deux Divisions successives, malgré l'âpre résistance de l'ennemi et de nombreuses contre-attaques…


    Les Chars d'assaut français ( notamment les FT17 de Renault) ont fait merveille.


    Et le 35ème continue son concert :
    tirs de destruction, de concentration, de préparation, barrage mobile, percutants formant rideau...


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 1 Oct - 14:21

       Journal du 1er groupe

    1 octobre 1918 " La 61e D.I, avec son artillerie, passe aux ordres du 21e C.A, en vue d'une opération ayant pour
                            but de tourner par la droite les organisations de la ligne jaune.
                            La 170e D.I, passant par la région du Bois des Pins, doit progresser vers le Bois de la Vipère.
                            En même temps qu'une compagnie doit progresser le long de la tranchée d'Essen.
                            Le 1er objectif à atteindre est la Crête du Bois de la Vipère, et ultérieurement la Crête des
                            observatoires, Blanc Mont  -  Ferme de Medeah.
                            Le groupe appuie cette attaque. De 14h à 15h tir de ratissage sur la Crête des observatoires
                            (85.06, 88.06, V44), la 1ère batterie du Méridien 270 au Méridien 269,5,  la 3e Bie du Méridien 269,5
                            Méridien 269, la 2e Bie du Méridien 269 au Méridien 268,5.
                            A l'heure de l'assaut, 15 heures, les Bies exécutent des ratissages sur les bois. La 1ère Bie sur les
                            observatoires 85.06 et 86.06. Ces tirs cessent au fur et à mesure que les objectifs sont atteints par
                            le barrage roulant, se déplaçant Est - Ouest, devant les troupes de la 170e D.I.
                            L'attaque est suivie facilement de l'observatoire du groupe.
                            L'infanterie atteint et dépasse même la route Somme-Py - Medeah Ferme, mais la résistance de
                            l'ennemi l'immobilise sur cet objectif. Peu après, une contre-attaque la refoule jusqu'au Bois V70.
                            Pendant la soirée, et la nuit, l'infanterie réussit à s'infiltrer par la gauche, jusque vers le Bois de la
                            Vipère, et le tir est interdit dans cette région."


    2 octobre 1918 " L'infanterie est relevée par la 2e D.I U.S, à la disposition de laquelle l'artillerie est laissée."
    3 octobre 1918 " L'infanterie américaine se porte à l'attaque de la Crête Blanc Mont - Medeah, à 5h50, appuyée par
                            un barrage roulant d'artillerie. L'attaque réussit.
                            A 15 h, on apprend que l'infanterie a atteint son objectif et continue à progresser.
                            Ordre est donné de rechercher une position de batterie sur les pentes sud du Bois de la Vipère,
                            dans la zone de la 2e D.I, limitée par la Bie 6890 et le coude de la route de Medeah.
                            Le chef d'escadron part en reconnaissance à 17 heures et rentre vers 20 heures."


       Journal du 2e groupe

    1 octobre 1918 " Aucun changement."
    2 octobre 1918 " Le II/35 reçoit l'ordre de se porter en avant. 19h, départ de la reconnaissance Ravin Est de
                            Somme-Py. Contre-ordre en cours de route. Nouveau départ à 0 heure avec le groupe qui se
                            met en batterie, à 3h30, en avant de l'ancienne bie allemande 97.74."
    3 octobre 1918 " Le II/35 est à la disposition de la 2e D.I U.S. Rien à signaler."
                           
             
         Journal du 3e groupe

    1 octobre 1918 " 2h, événement se produit 9e Armée*; Mal des logis Bretteau blessé, le maître-pointeur
                            Pominé, blessé grièvement, Le Donge, blessé léger.
                            13h20, reçu ordre faire barrage roulant d'enfilade du Méridien 270 jusqu'au méridien 267,8.
                            Attaque se faisant par bois V70,V68,V67 et Bois de la Vipère.
                            Zone barrage 200m en profondeur. Préparation de H - 1h à H , dans cette zone (1/4 de jour de feu).
                            Barrage roulant 1/2 jour de feu. H = 15h. Zone répartie en 3 , de l'Est à l'Ouest.
                                                                                         7e, du méridien 270 au méridien 269,2
                                                                                         8e,    "      "    "  269,2  "   "     "  268,5
                                                                                         9e,    "      "    "  268,5   "   "    "  267,5
                            Chaque pièce de batterie répartie en 2; 1ère section à droite, 2e à gauche.
                            Les feux des pièces s'éteignent au fur et à mesure de la progression latérale de l'infanterie.
                                                         1 pièce de la 8e renforce la pièce de droite de la 7e
                                                          "    "       "    9e    "     "      "      "    gauche  " "  "
                                                          "     "       "   7e     "    "      "       "   droite    "  "  8e
                                                          "     "       "   9e     "    "      "       "    gauche "  "  "
                                                          "     "        "  7e     "    "      "       "    droite  "  "   9e
                                                          "      "       "  8e     "     "      "      "    gauche  " "  "

                             17h, halte au feu. Aucune mission de barrage pour la nuit."


              * Le "scribe" a écrit 9e Armée, cela doit être une erreur, c'est sûrement 9 batterie, puisque nous sommes
             dans le 3e groupe.


    2 octobre 1918 " Aucune mission. On ignore les positions d'infanterie. Le III/35 est rattaché au colonel Julliard.
                            Reçu, 15h30, ordre de reconnaissance près de la tr de Stuttgart. Reconnaissance effectuée.
                            Contre-ordre, le groupe reste à sa position. Pas de mission."
    3 octobre 1918 " 4 heures. Reçu ordre d'attaque suivant AD 61; La 2e D.I U.S attaque le 3 oct à H = 5h50.
                            Les 3 batteries du groupe appuieront le matin à l'heure H, par un barrage roulant, l'attaque
                            de la 2e D.I U.S. Les 3 batteries réserveront une pièce qui fera son barrage en fumigènes.
                            Barrage en OE percutants pour les autres pièces. Consommation majeure; 2 coups p p m **.
                            La pièce tirant en fumigènes aura une cadence moins vive, (la proportion des obus fumigènes
                            devant atteindre 1/5 de la consommation totale).
                            Mécanisme; se fixer de H - 4' à H sur la base de départ. A l'heure H, commencer les bonds et
                            les exécuter sans arrêt jusqu'à H + 68.
                            A partir de H + 68, passer à la cadence de 1 coup p p m **. Maintenir cette cadence jusqu'à
                            H = 1. Le tir en fumigènes, selon la proportion indiquée, devra être fait aussi bien sur la base
                            de départ que sur la base d'arrivée. H = 5h50.
                            Reçu ordre allonger le tir de 200 m , vers 7h30.
                            11h30, l'A.C.D envoie l'ordre de faire rapprocher les avant-trains."


          ** p p m = par pièce par minute   A.C.D = Artillerie de Campagne Divisionnaire.

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 1 Oct - 18:39


    Un envoi de LANG


    Que dire ?
    On avance, ils avancent ! Une sacrée percée !
    Et le 35ème RAC avance...
    "11h30, l'A.C.D envoie l'ordre de faire rapprocher les avant-trains."

    Avec une carte on commence à voir bouger les lignes du front.



    Et toujours Somme-Py..........


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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 6 Oct - 14:10


    Journal du 1er groupe

    4 octobre 1918 " Le groupe quitte sa position à 5h30 et se dirige vers le coude de la route de Medeah,
    mais en route, contre-ordre est donné. Le groupe (2e et 3e Bies) vient mettre en batterie
    en 98.96 (la 1ère Bie est remise momentanément à la disposition du 3e groupe), avec
    mission d'appuyer l'attaque de la 22e D.I qui vient d'être remise en ligne, pour établir la
    liaison avec la 2e D.I U.S et les éléments français de gauche.
    Le chef d'escadron se porte près du colonel commandant le 62e R.I.
    Le 62e R.I doit attaquer, face à l'Ouest , à 9h50. L'ordre de tir arrivé à 9h52 ne prévoit
    que d'exécuter les tirs prévus à partir de 16h01, dans les bois N.O de Blanc-Mont.
    A 11h, arrive l'ordre de ne plus tirer, et de se préparer à faire mouvement en avant.
    L'infanterie progresse dans la direction générale St Etienne à Arnes et St Pierre à Arnes.
    Le groupe part à 13h et se porte au Bois de la Vipère, vers 81.88 - 82.90, avec mission
    d'appuyer le 19e R.I.
    De 17h à 24h, les batteries sont soumises à un tir de harcèlement ennemi de 105, qui
    blesse un homme à la 1ère Bie et un à la 3e Bie."
    5 octobre 1918 " Le chef d'escadron rentre à 2h et reste au groupe. A 8h, on apprend que le massif de
    Blanc-Mont est nettoyé et le chef d'escadron part en reconnaissance pour se porter sur
    la crête S.O de Blanc-Mont. La batterie part à 6h, suivant les reconnaissances.
    Ordre est donné de rapprocher les avant-trains des autres batteries.
    A 10h, le groupe se porte en avant. L'infanterie de la Division, poursuivant l'ennemi en
    retraite, a franchi l'Arnes vers St Pierre.
    Le groupe met en batterie vers 12h, le long de la route St Pierre à Arnes - Somme-Py,
    puis au carrefour de la route de St Souplet.
    P.C du groupe dans la gare de chemin de fer de campagne " Petersberg ".
    Le groupe a pour mission d'appuyer le 19e R.I.
    A 14h, le lt-colonel donne l'ordre d'envoyer une reconnaissance pour rechercher une
    position au sud de l'Arnes, et fixer l'emplacement de nos éléments de tête. Un D.L est
    envoyé, à cet effet, près du chef de bataillon (s/lt Le Coroller) avec un brigadier
    (2e chasseurs ) et un cavalier. Le s/lt Le Coroller est tué au cours de cette mission.
    Les batteries exécutent des tirs obscurs pour appuyer l'infanterie que l'on voit progresser
    vers la Côte 139 (N.E de St Pierre). L'infanterie réussit à passer la crête.
    A 20h15, un message du lt-colonel fait savoir que nos éléments avancés sont au contact
    des tranchées de Bras et de Marre . Le barrage est préparé en avant de cette ligne.
    Pendant l'après-midi, et la soirée, de 17h à 22h, les batteries subissent un tir d'arrosage
    en 105 = un blessé grave à la 2e Bie, quelques blessés légers à la 2e et à la 3e Bie."

    Journal du 2e groupe

    4 octobre 1918 " Le II/35 est groupe d'appui direct et soutient l'attaque du 19e R.I. H = 9h50.
    Préparation de H à H + 50 et barrage roulant à H + 128.
    Le II/35 reçoit l'ordre, à 14h, de se porter en avant. Départ de reconnaissance à 15h
    (Bois V80 et 81). La 4e Bie part à 22h, pour aller prendre position au bois V80."
    5 octobre 1918 " Les 5e et 6e Bies changent de position et se mettent en batterie, dans la matinée,vers
    6 heures, dans le bois V81.
    A 9h, le Cdt reçoit l'ordre de se porter en avant, pour appuyer le 19e R.I.
    Reconnaissance à 9h10. Les Bies prennent position, la 6e dans le bois V207, et les 4e
    et 5e Bies dans les bois V216 et V217 - Carreau G21 à 19.
    Le Cdt reçoit l'ordre de se tenir prêt à franchir l'Arnes, sur un pont situé à 500m à l'Ouest
    de St Pierre à Arnes. Le lt Capron fait la reconnaissance du pont. Le mouvement prévu
    est ajourné, l'infanterie n'ayant pas pu progresser.
    La II/CR est remise à la disposition du groupe."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 6 Oct - 14:11

    Journal du 3e groupe
    4 octobre 1918 " Départ du groupe 4h30. Les reconnaissances, entre 7h et 7h30 ( Bois des Pins).
    Arrivée à 8h30. Liaison avec le P.C Fischer pour 8e et 9e qui sont adjointes au II/35.
    Les 1ère et 7e Bies sont sous les ordres du commandant Lacassin (Groupement d'appui
    direct du 118e R.I). Le 35e RAC doit appuyer, ce matin, une attaque de la 22e D.I sur la
    crête boisée Ouest de Blanc-Mont, en liaison avec la D.I U.S.
    Base de départ; boyau d'Augsbourg, entre les parallèles 278 et 280, axe de marche N.O.
    Objectif final; parallèle 280,8 62e à droite, 118e au centre, 19e à gauche.
    Appui du régiment de gauche (19e) cdt Fischer avec ses 3 batteries et 2 du III (8e et 9e).
    Appui du régiment du centre, cdt Lacassin, avec 2 Bies (7e et 1ère).
    Le tir commence à H (pas de préparation d'A.C) H = 9h30.
    10h50, d'après un renseignement, toute la tranchée d'Essen est à nous. Ne pas tirer sur un
    objectif sans ordre formel de l'infanterie ou du colonel Julliard.
    10h55, ordre donné par le commandant Lacassin; tirer sur les bois V207 et V208, carré 31,
    2 coups p p m. 11h10, 1 coup p p m . 11h30, reçu copie d'une note du cdt Dressler;
    halte au feu. Approcher les avant-trains, pour être prêts à partir et suivre l'infanterie qui
    poursuit l'ennemi en retraite.
    Direction générale: L'Arnes, entre St Etienne et St Pierre. Le 62e à droite, en liaison avec les
    Américains qui sont à Blanc-Mont.
    11h50, reçu ordre suivant; le III/35 appuiera le 118e R.I, le cdt Lacassin maintiendra un DL
    auprès du 118e. La 159e D.I a dépassé Ste Marie à Py. Pas de renseignement sur le Fourmillier,
    ni sur le Grand Bois de St Souplet. Si notre infanterie progresse rapidement, les changements
    de positions seront ordonnés par les commandants de sous-groupement.
    Ne pas accumuler les munitions sur les positions. Ne jamais avoir plus de 1 jour 1/2 de feu.
    Consommation journalière 3/4 de jour. Conserver les caissons pleins, en vue de déplacement.
    15h30, d'après renseignement venant de l'infanterie, le groupe se déplace pour prendre position
    en 67.83. Mission: barrage devant tr St Pierre, occupée par le 118e et harcèlement sur abris au N
    de cette tranchée. 19h à 0h, 8e Bie; 1 coup p p minute, en moyenne
    0h à 3h, 7e Bie, " " " " "
    3h à 6h, 9" Bie, " " " " " , en moyenne."



    5 octobre 1918 " Le commandant Lacassin part en liaison auprès du colonel du 118e R.I, notre infanterie avance.
    7h20, exécution des tirs.
    8h25, 7e et 8e préparent tirs sur objectifs de la 9e.
    8h35, 7e, 8e, 9e tireront sur objectifs de la 9e.
    9h, reporter les tirs dans le carré 43. En conséquence, 7e, au N du boyau téléphonique,
    8e, entre le boyau téléphonique et la route de St Etienne à Arnes à Blanc-Mont.
    9e, sur Reconnaisance.
    Départ des Bies 7e et 8e. Positions de batterie près de X202 et 201.
    P.C du groupe en X200 (48.05). La 9e Bie reste en arrière, en position d'attente.
    15h, la 9e Bie met en position à gauche de la 8e.
    Le cdt Lacassin se tient toujours auprès du colonel commandant le 118e.
    Le s/lt Du Boishamont est en liaison auprès du 3e bataillon, l'aspirant Humbert, de la 7e,
    relèvera, demain matin, le s/lt Du Boishamont. L'aspirant Cotelle, de la 8e, se trouvera
    demain matin, à 7h, au P.C du colonel Julliard.
    Le 118e occupe la tr de Marre. Le barrage du III/35 va du pt 23.43 au pt 31.48. Cette nuit
    à 1 heure, mettre toutes les montres à 0h.
    22h30, chaque batterie exécutera jusqu'à 4h des tirs de harcèlement de 20 coups par heure,
    environ. Front; 7e entre le repère du chef d'escadron (28.48) et 100m/m à gauche, la 8e entre
    100m/m à gauche du pt de repère et 200m/m à gauche. La 9e entre le pt de repère et 100m/m
    à droite. En profondeur, le barrage sera établi sur la crête au N de la tr de Marre, en tenant
    compte que le 118e occupera la Tr de Marre, sur le front indiqué plus haut.
    Le 6, le 118e doit reprendre la marche en avant à 4h (heure nouvelle), pour occuper la crête.
    En conséquence, entre 4h et 4h30, établir un barrage fixe , à 400m au N de cette ligne de crête.
    Ce barrage fixe durera jusqu'à 6h et comportera 50 coups par batterie.
    A 6h, halte au feu."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 6 Oct - 17:32



    Un envoi de LANG

    Ils ont passé St Souplet, Ste Marie -à-Py et Sommepy


    (Eglise de Sommepy)

    Entre le 4 et le 5 octobre
    "…Direction générale: L'Arnes, entre St Etienne et St Pierre…
    …Le Cdt reçoit l'ordre de se tenir prêt à franchir l'Arnes, sur un pont situé à 500m à l'Ouest
                           de St Pierre à Arnes…."


    Cela parait simple.
    Mais que d’efforts !
    Et ne pas perdre de temps. En avant, reconnaissance, mise en batterie, approvisionnements, déplacement, feu ! halte au feu !...

    "… Ne pas accumuler les munitions sur les positions. Ne jamais avoir plus de 1 jour 1/2 de feu.
                            Consommation journalière 3/4 de jour. Conserver les caissons pleins…"


    En soutien du 19ème RI à gauche, du 118ème RI au centre et du 62ème à droite tout en assurant la couverture avec la division américaine…Le 35ème est mis à rude épreuve.
    Pour essayer de suivre le journal de marche j’ai essayé de faire un montage approximatif avec une carte.


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