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    C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 9 Déc - 21:18

    Oui, il ne reste plus qu'à attendre un peu.
    J'espère qu'Arcim a pensé à allumer la lumière verte...
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mer 12 Déc - 23:26


    Journal du 1er groupe
    12 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    13, 14, 15 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."

     Journal du 2e groupe
    12 décembre 1918 " R.A.S."
    13 décembre 1918 " Le lieutenant Rebois est évacué."
    14 décembre 1918 " Le lieutenant Lavergne est désigné pour le contrôle
                              du matériel laissé par l'ennemi."
    15 décembre 1918 " R.A.S."

     Journal de la 3e batterie
    13 décembre 1918 " Rentrée du s/lieutenant Broussey à la batterie."

     Journal de la 5e batterie
    13 décembre 1918 " Le lieutenant Rebois est évacué sur l'Ambulance du C.A."
     
      Journal de la 6e batterie
    14 décembre 1918 " Départ du lieutenant Lavigne pour l'E.M AA."

      Journal de la 9e batterie
    12 décembre 1918 " Matin; installation des cantonnements.
                              Soir; soins aux chevaux."
    13 décembre 1918 " Même service que la veille, 2 sous-officiers, Vautrin et
                              Janneault, vont suivre des cours d'artificiers et mécaniciens."
    14 décembre 1918 " Service ordinaire."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Jeu 13 Déc - 9:24

    « 14 décembre 1918 " Le lieutenant Lavergne est désigné pour le contrôle du matériel laissé par l'ennemi."


    (Le Point)

    L'Allemagne devait laisser son matériel de guerre, dont « quelques avions » mais également payer « quelques frais » pour réparer les dommages de guerre. Cela a grandement facilité la reconstruction de beaucoup de villages…

    Mais, le saviez-vous ?
    A propos de ces « dommages de guerre » lisons cet ancien article du « POINT » :

    L'Allemagne aura fini de payer en 2010 les réparations de la guerre 1914-1918
    Source AFP
    Modifié le 29/09/2010 à 19:50 - Publié le 29/09/2010 à 19:19 | Le Point.fr


    Près de 92 ans après la fin de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne aura fini dimanche de payer les réparations imposées par les Alliés. Un dernier paiement, pour compléter la somme due de près de 200 millions d'euros, interviendra dimanche, soit 20 ans exactement après la réunification de l'Allemagne, coupée en deux à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Des réparations de 269 milliards de Reich marks, imposées par le traité de Versailles en 1919, avaient lourdement pesé sur les gouvernements allemands de la République de Weimar dans les années 1920, et avaient contribué à la venue au pouvoir d'Hitler en 1933.
    Ces réparations devaient compenser les pertes subies par la France et la Belgique pendant la guerre, et aider à défrayer le coût de cette guerre pour les pays alliés. Les réparations, suspendues par Hitler, avaient finalement été annulées de fait avec le "moratoire Hoover" en 1932. Mais il restait encore à l'Allemagne à rembourser les emprunts contractés pour leur paiement avant cette date.
    L'Allemagne de l'Ouest avait accepté de repayer une partie de ceux-ci à partir de 1953, mais il restait à repayer les intérêts sur ces emprunts, accumulés entre 1945 et 1953. À l'époque un accord avait été trouvé selon lequel l'Allemagne payerait 20 ans après la réunification du pays - une hypothèse jugée hautement improbable à l'époque. Mais le Mur de Berlin est tombé, et l'Allemagne termine donc de payer des bons, longtemps considérés comme de simples objets de collection, et qui aujourd'hui sont détenus par des fonds de pension ou bien même des particuliers.
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    re il y a 100 ans le jour le jour

    Message par salliere herve le Jeu 13 Déc - 12:50

    merci Bricelance et Lang pour la suite de la grande histoire
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Dim 16 Déc - 15:47


    Journal du 1er groupe
    16 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    17, 18 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    19 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."

     Journal du 2e groupe
    16 décembre 1918 " R.A.S."
    17,18 décembre 1918 " R.A.S."
    19 décembre 1918 " R.A.S."

    Rien, que le repos et les services ordinaires pour le 3e groupe,
          ici au Luxembourg, où les habitants sont courtois. Seulement des petits détails concernant le service

     Journal de la 9e batterie
    15 décembre 1918 " 1 téléphoniste, Desforges, part suivre un cours de téléphone
                               à la D.I."
    16 décembre 1918 " Les pelotons des élèves Brig et s/off, commencent à 8 heures.
                              Le (?) Blais est désigné comme instructeur."
    17, 18, 19 décembre 1918 " Services ordinaires de cantonnement."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 16 Déc - 18:08

    « 16 décembre 1918 " Les pelotons des élèves Brig et s/off, commencent à 8 heures.
                             Le (?) Blais est désigné comme instructeur."
    »





    Pour se faire une idée, on peut aller sur un site bien renseigné et bien fait qui traite des caporaux dans l’infanterie avant la guerre 14-18 :
    ( http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E309Caporal.html)

    Naturellement, il ne s’agit pas de « brigadiers » d’artillerie (ou de cavalerie) mais on y trouvera des informations intéressantes…
    Une époque ou un CAPORAL (ou BRIGADIER) était quelqu'un d'important !


    Extraits

    Ecole des caporaux

    Le caporal est le premier maillon hiérarchique dans l'armée, après le 2e classe. Pierre Chaine en montre toute l'importance dans son ouvrage « Mémoire d'un rat », pages 55-56 : « La vérité : c'est que les soldats n'obéissent jamais qu'à un caporal : c'est à sa voix qu'ils se livrent, mangent, combattent, travaillent et se reposent. Tâche d'autant plus ardue que les hommes avec qui doit traiter directement le caporal ne sont responsables que de leur personne et que chacun d'eux garde sur son chef la supériorité de n'avoir pas de galon à perdre ».

    Les fonctions du caporal :
    Le caporal surveille les soldats au niveau de leur conduite, de la subordination et de « l'exactitude à remplir leurs devoirs ». Outre leurs fonctions dans leur escouade, les caporaux alternent dans la compagnie pour le service de semaine et dans le régiment pour les services individuels.



    - Caporal d'escouade : il est chargé de tout ce qui est relatif à l'instruction, au service, à la tenue, à la police et à la discipline. Il loge dans la chambrée de son escouade. Dans cette chambrée, il veille aux soins de propreté personnelle des hommes, fait faire les lits, ranger, préparer les hommes de service, ceux qui doivent assister aux classes d'instruction. Il fait changer le linge blanc au moins une fois par semaine, veille à ce que le linge soit raccommodé après le blanchissage et que les chaussures soient en bon état. Le samedi matin, il fait mettre « dans le plus grand état de propreté » tous les effets et « battre au grand air » couvertures et matelas.
    Il distribue le prêt reçu du sergent-major. Il forme les recrues de son escouade aux détails du service intérieur, il leur enseigne le paquetage, l'entretien des armes et de tous leurs effets.
    Il tient un carnet (modèle VIII d'après le règlement) ; il rend compte au sergent. Il présente l'escouade au sergent de section lors des rassemblements. Il fait l'appel de son escouade et le rend à l'adjudant de compagnie...


    Source http://combattant.14-18.pagesperso-orange.fr/Pasapas/E309Caporal.html
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 21:28


    Journal du 1er groupe
    20 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    21, 21, 23 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."

     Journal du 2e groupe
    20 décembre 1918 " R.A.S."
    21, 22, 23 décembre 1918 " R.A.S."

     Journal de la 1ère batterie
    21 décembre 1918 " Même cantonnement.Le sous lieutenant Cotell rentre de permission,
                              et prend les fonctions de Major de cantonnement."
    22 décembre 1918 " Le lieutenant O'Delan revient de permission et prend le commandement
                              de la batterie."

    Journal de la 9e batterie
    19, 20 décembre 1918 " Service ordinaire de cantonnement."
    21, 22 décembre 1918 " Service ordinaire de cantonnement."
    23 décembre 1918 " Service ordinaire de cantonnement."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 21:42


    Journal du 1er groupe
    24 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    25, 26 décembre 1918 " Repos dans les cantonnements."
    27 décembre 1918 " Départ du groupe (sauf la 2e Bie, qui reste détachée à Attert), à 8h.
                              Itinéraire; Redange, Arlon, Fouches.
                              Cantonnement: 1ère Bie et 1ère C.R à Fouches, 3e à Sampont."

     Journal du 2e groupe
    24, 25 décembre 1918 " R.A.S."
    26 décembre 1918 " 15h, départ du logement."
    27 décembre 1918 " Départ à 8h15. Itinéraire; Redange, Arlon, Heinsch, Lottert."

     Journal du 3e groupe.
    27 décembre 1918 " Départ de Folschette. Itinéraire; Arlon, Vance.
                              Cantonnement ; Vance, Chantemelle."

       Les 3 groupes et les colonnes de ravitaillement quittent le Luxembourg et rentrent
       en Belgique (sauf la 2e batterie).
       Rien n'est dit sur Noël, comme les années précédentes.

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 22:12


    Journal du 1er groupe
    28 décembre 1918 " Départ de Fouches à 7h30.
                              Itinéraire; route d'Etalle, Saint Léger, Ethe, Gomery, Ruette."
    29 décembre 1918 " Départ de Ruette à 6h.
                              Itinéraire; Latour, Chenois, Saint Mard, Vieux Virton, Dampicourt,
                              Ecouviez, Grand Verneuil, Montmédy, Vigneuil, Quincy.
                              Arrivée à Quincy à 12h.
                              Cantonnement;1ère Bie et 1ère C.R à Quincy, 3e Bie à Landzécourt."
    30 décembre 1918 " Repos au cantonnement."
    31 décembre 1918 " La 3e Bie quitte Landzécourt et va cantonner à Han-le-Juvigny."

     Journal du 2e groupe
    28 décembre 1918 " Le 35 RAC doit recevoir, officiellement, la fourragère à Virton.
                              Contre ordre. Départ 7h. Itinéraire; Vance, Saint léger, Virton,
                               Dampicourt (arrivée 14h),où cantonne le groupe, le soir, départ du
                               logement."
    29 décembre 1918 " Départ à 8h30.Itinéraire; Ecouviez, Montmédy, Chevancy le Château,
                              (arrivée 12h), où cantonne le groupe.
    30 décembre 1918 " Installation du cantonnement."
    31 décembre 1918 " A 14h,à Montmédy, remise de la fourragère au II/35 (au nom de tout
                              le régiment),par le général Guillaumat, cdt la V ème Armée."

      Journal du 3e groupe
    28 décembre 1918 " Départ de Vance. Itinéraire; St Léger, Ethe. Cantonnement à Latour."
    29 décembre 1918 " Départ de Latour. Itinéraire; Virton, Dampicourt, Ecouviez, Montmédy,
                              Han les Juvigny."
    30 décembre 1918 " Cantonnement 7e et 8e Han les Juvigny, et Juvigny sur Loison pour 9e
                               et C.R."
    31 décembre 1918 " Départ de Han les Juvigny des 7e et 8e, pour Juvigny sur Loison."

     NB: Retour du 35 en France, à Ecouviez.
          Fourragère couleur Ruban Croix de Guerre.

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 22:27


    Journal de la 1ère Colonne de Ravitaillement
    31 décembre 1918 " Ordre du colonel cdt le 35 RAC.
                             Répartir la 1ère C.R entre les unités du groupe.
                             Faire prendre en charge le matériel par les batteries.
                             La C.R continue son existence administrative Vivres à Chanceny-Véxin."

     Journal de la 2e Colonne de Ravitaillement
    29 décembre 1918 " Cantonnement à Chanceny le Château.
                              Remise de la fourragère, couleur ruban de la Croix de Guerre,par le
                              général Guillaumat, à Montmédy.
                              Hommes bien cantonnés, chevaux de même."

     BLAIN Pierre Emile né le 11 mai 1893 à Challans (Vendée),canonnier conducteur.
                             Mort pour la France, le 4 décembre 1918 à La Vieille, au château de la
                             Trapperie (Belgique). Cause; maladie contractée en service.

     BILLAUDEAU Baptiste Eugène né le 27 octobre 1893 à La Chaize le Vicomte (Vendée)
                              Mort le 20 décembre 1918 ( suicide).

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Sam 5 Jan - 22:53

    Journal du 1er groupe
    1 janvier 1919 " la 2e Bie rejoint le groupe et cantonne à Landzécourt."
    2, 3 janvier 1919 " Repos au cantonnement."

     Journal du 2e groupe
    1 janvier 1919 " La 2e C.R est dissoute. Son personnel, ses chevaux, son matériel sont
                       répartis entre les 3 batteries."
    2, 3 janvier 1919 " R.A.S "

     Journal du 3e groupe
    1 janvier 1919 " R.A.S jusqu'au 12 janvier 1919."

     Journal de la 1ère batterie
    1 janvier 1919 " Même cantonnement."
    2 janvier 1919 " Même cantonnement. Dislocation de la C.R. La batterie comprend 2 pièces
                         de plus."
    3 au 10 janvier 1919 " Même cantonnement."

     Journal de la 2e batterie
    1 janvier 1919 " Départ à 7h1/2. Virton, Montmédy, Chanceny le Château (PC du régiment),
                         Quincy, Landzécourt (PC du groupe).
                         La batterie cantonne à Landzécourt."

     Journal de la 9e batterie
    1 janvier 1919 " Repos. Le s/lieutenant Porché est classé au P.A.D 22, et rayé des
                         des contrôles de la Bie."
    2 janvier 1919 " Soins aux chevaux et nettoyage de cantonnement."
    3 janvier 1919 " Le lieutenant Richard prend le commandement du groupe, en remplacement
                         du lieutenant Kahn."


    Dernière édition par briselance13 le Mar 8 Jan - 20:33, édité 1 fois

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Dim 6 Jan - 13:22

    Formidable récit merci briselance !!!!!
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Dim 6 Jan - 17:14

    "... le lieutenant Cotell rentre de permission et prend les fonctions de MAJOR DE CANTONNEMENT...
    ...cantonnements... repos dans les cantonnements...
    ... Hommes bien cantonnés, chevaux de même..."


    Le 35ème RAC aura passé une fin d'année 1918 avec Noël et Nouvel An, de cantonnements en cantonnements.
    Du Luxembourg à la Belgique, il passe en Meuse, et Montmédy lui offre la fourragère...
    Le 35ème termine bien l'année...

    Montmédy avant. En 1914...


    ... avec d'autres "occupants"...
    (On notera le magasin de gauche "Feldbuchhandlung" est une sorte de librairie pour soldats et à droite on a "Lese Saal", c'est une salle de lecture. Le soldat allemand lisait beaucoup...)

    et puis Montmédy le 31 décembre 1918...



    (C'est la même grande place, les magasins précédents sont à gauche et on ne les voit pas)
    ... s'agit-il du 35ème RAC ???



    Mais, il est tellement question de cantonnements qu'il m'a semblé nécessaire de faire appel au "bréviaire"


    ... dans lequel j'ai glané ces extraits...

    Le major de zone a beaucoup de travail...


    Quant aux cantonnements que de consignes à respecter...


    "Il est interdit d'installer l'infirmerie et de passer la visite dans les salles d'école, sans l'assentiment formel des municipalités."  ... passer la visite dans les salles d'école sans l'assentiment... ?? Curieux !


    Oui, que de consignes à respecter...
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Lun 7 Jan - 13:59

    Ce qui est tout à fait normal !!
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    junker

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 7 Jan - 19:31

    Content de vous retrouver Lang et Junker, que je remercie pour le compliment.
    Avez vous remarqué, sur la photo des magasins de Montmédy, mise par notre ami Lang,
    qu'un nom (Kahn) écrit sur l'enseigne de l'un d'eux, on retrouve ce nom à la fin du texte
    précédent (lieutenant Kahn).
    C'est vrai que,maintenant, ces JMO sont moins "spectaculaires" qu'au cours des combats,
    mais tant qu'ils existent, je les retranscris, c'est un ultime hommage à ses combattants
    qui sont allés jusqu'au bout de leur devoir.

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Lun 7 Jan - 21:25

    Merci briselance pour ce commentaire judicieux.
    Effectivement, je n'avais pas fait le rapprochement entre le lieutenant Kahn et le fronton de ce magasin.
    Vous voyez, finalement, mine de rien, ces JMO sont pleins de secrets cachés !
    Oui, briselance continuez à nous transcrire la vie de ce régiment qui tel un merveilleux papillon sait renaître de ses cendres.
    Il est passé de 1914 à 1918, non sans mal, a fait un passage du côté des "Camps parachutistes" et après avoir survécu caché sous un pin du Camp d'Idron, maintenant méconnaissable avec ses lotissements, le voila à nouveau en pleine lumière.
    En pleine lumière, sur un forum un peu endormi, mais on connait d'autres histoires où il suffit d'un prince charmant...
    Et puis, pas très loin, au bout de la route de Tarbes, oui, là-bas où il n'y a pas si longtemps on "coulait" des canons, quelques chevaux ", bien cantonnés" par des Hussards attentionnés, ont entendu parler de ces collègues revenus de Montmédy sans selles mais avec une fourragère. Et puis, Caesar ou pas Caesar, il y a ceux, coiffés de rouge (Amarante) qui ont repris cette fourragère...
    Alors oui briselance, même si on ne sait pas comment le 35éme RAC a passé noël et nouvel an on lui souhaite une joyeuse année... 1919 !
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    re c'etait il y a 100 ans au jour le jour ( ou à peut près )

    Message par salliere herve le Mar 8 Jan - 17:10

    Merci Briselance , merci Lang pour cette reprise , grâce à vous le forum se réveille ,
    je souhaite à tous une année pleine de joie et de santé .
    amicalement .
    un vieux rapace
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mar 8 Jan - 22:34


    Journal du 1er groupe

    4 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."
    5, 6, 7 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."
    8, 9, 10 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."

     Journal du 2e groupe

    4 janvier 1919 " R.A.S."
    5, 6, 7 janvier 1919 " R.A.S."
    8, 9, 10 janvier 1919 " R.A.S."

     Journal de la 9e batterie

    6 janvier 1919 " Le lieutenant Richard part en permission.
                         Le sous-lieutenant Cousier prend le commandement de la batterie."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mer 9 Jan - 18:04

    " Cantonnements, cantonnements...
    Le lieutenant Richard part en permission."




    Les permissions, un sujet qui mérite peut-être quelques lignes non ?

    Qu’en est-il des permissions pendant cette guerre de 1914 1918 ?

    Texte repris sur un site :
    http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Les-premieres-permissions

    Les premières permissions
    L’octroi de jours de repos, appelés "permissions" dans le jargon militaire, existe depuis le règlement du 1er mars 1890. Ils représentent entre 15 et 120 jours de congés sur 24 à 36 mois de service militaire.
    À la veille de l’entrée en guerre, les conscrits bénéficient ainsi de 40 jours de congés annuels, en accord avec la loi du 7 août 1913, dite "loi des Trois ans", qui a fait passer la durée du service de deux à trois ans pour préparer la France à une éventuelle guerre contre l’Allemagne.

    Abrogation des permissions en temps de guerre
    Des premiers jours de la mobilisation jusqu’en juillet 1915, aucune permission n’est autorisée. L’intégralité des troupes doit demeurer sur le front. Laisser partir des soldats en congé lors d’un conflit paraît impensable. Avec le prolongement de la guerre au-delà de l’hiver 1914-1915 (au mois d’août 1914, les mobilisés comme la population pensent que la guerre sera courte et qu’à Noël, chacun sera de retour dans son foyer), des revendications apparaissent, dues aux conditions de vie déplorables, à l’enlisement de la campagne contredisant les espoirs d’un retour rapide, au désir de revoir sa famille, mais aussi à l’apparition de troubles physiques et psychologiques et à la montée des doutes sur la conduite de la guerre.

    Typologie des congés et permissions
    Dès les premiers mois de la guerre, toutefois, certains types de congés et de permissions sont réapparus. Il est à noter que l’armée distingue traditionnellement les congés, qui relèvent de l’exception, des permissions, dont l’attribution est générale, tout en restant fondée sur la notion de mérite.
    Les permissions peuvent être accordées pour des motifs économiques (aider aux travaux agricoles) ou pour certaines occasions familiales (naissance, mariage…). Pour ceux du front, elles sont comme une souffrance de plus : ils sont en première ligne, face au feu de l’ennemi, et il leur est interdit de retrouver leur famille, ne serait-ce que pour quelques jours.

    Les premières autorisations d’absences accordées sont les permissions agricoles (la mobilisation de la plupart des hommes en âge de travailler ayant entraîné un déficit de main-d’œuvre), qui bénéficient non aux soldats de l’active envoyés au front, mais aux troupes demeurées dans les dépôts ou aux soldats de la territoriale cantonnés à l’arrière. Ceux-ci, âgés de plus de 34 ans et qui ne sont pas censés participer directement aux combats, sont rapidement autorisés à rentrer chez eux lors des grandes saisons agricoles afin de participer aux travaux des champs (pour en savoir plus, voir l'article "Moissons en état d'urgence").

    Les congés de convalescence sont rétablis à partir de l’automne 1914 pour les blessés de guerre. À partir du 16 octobre 1914, les congés de courte durée accordés aux convalescents sur le point de retourner au front permettent de décharger les formations sanitaires (pour en savoir plus, voir l'article "Le quotidien des médecins dans la Grande Guerre"). D’autres convalescents, en attente de réforme ou de renvoi au front, peuvent, eux, bénéficier d’un congé pouvant aller jusqu’à trois mois, selon le règlement de 1890.

    Rétablissement du système de permissions : la loi Dalbiez
    L’utilisation des permissions comme outil de rétribution symbolique du sacrifice combattant fait par ailleurs son chemin et les blessés de guerre en sont les premiers bénéficiaires. Elle est entérinée en décembre 1914, quand le ministre de la Guerre, Alexandre Millerand, les rend automatiques, porte leur durée à une semaine et lève l’interdiction initiale de séjour à Paris.



    Document manuscrit et imprimé sur lequel on lit : "Permission de dix jours, délai de route non compris, valable du 26 décembre au 4 janvier inclus. Accordé au lieutenant Mayeur, contrôleur des stocks de céréales avec solde de présence, pour se rendre à Bouvigny (Pas-de-Calais). Le lieutenant Mayeur devra dès son arrivée dans le lieu où il se rend, faire connaître son adresse et le temps présumé de son séjour : au général commandant la place de Paris s'il doit résider à Paris ou dans le département de la seine, au commandant d'armes dans toute autre ville de garnison, à l'officier commandant la gendarmerie de l'arrondissement s'il n'y a pas de garnison dans le lieu où il doit jouir de sa permission. Si, pendant le cours de son absence il vient à changer de résidence, il est tenu aux mêmes formalités. Il doit en outre, en informer par écrit son chef de corps ou de service. Il est tenu enfin de porter lui-même au verso du présent titre les indications relatives à son changement de résidence..."
    En mars 1915, les permissions sont autorisées pour les officiers. Mesure qui a pour effet immédiat d’indigner l’opinion et les milieux politiques.

    Pour soutenir le moral des troupes face au conflit qui s’éternise, confronté aux protestations des familles et aux pressions du Parlement, le général Joffre en vient finalement à instituer un système de permissions. Le 30 juin 1915, il offre à chaque combattant 8 jours de congés dans sa famille, réduits à 6 jours dès la mi-août. Cette permission ne concerne de toute façon, par rotation, que 5 % des unités combattantes et 10 % des unités de réserve, disparité souvent considérée comme une injustice. Pour les permissionnaires habitant le sud de la France, le retour aux sources commence par un trajet en train relativement long et inconfortable.

    La loi Dalbiez, votée le 17 août 1915, redéfinit la place des mobilisés et des mobilisables dans les armées. Sa préparation a permis aux parlementaires d’engager à partir du début de 1915 un débat sur la relève des effectifs combattants. Elle insiste sur l’équité dans l’octroi des permissions entre les soldats engagés au front depuis le début de la guerre et les effectifs mobilisables qui n’ont pas encore été engagés.

    Entre bonheur et désillusion
    Au front, les permissions sont une obsession pour les combattants, qui comptent les jours qui les séparant de leur famille. Elles constituent une brève éclaircie dans leur vie misérable, l’occasion de revoir leurs proches, de renouer avec un arrière dont ils ont été séparés, pour certains, depuis de longs mois, voire presque une année. Toutefois, bien des soldats n’en éprouvent pas moins une certaine déception. Ce sentiment tourne parfois à la rancœur, lorsqu’ils découvrent que le pays se comporte parfois comme si la guerre n’existait pas, que la vie continue alors qu’ils souffrent et, souvent, meurent au combat.

    Le permissionnaire bénéficie d’un véritable retour à la vie civile, malheureusement temporaire. Alors qu’il vient de retrouver les siens, il est déjà assailli par le cafard du retour. Il est submergé de sentiments contradictoires, tels que la joie d’échapper un moment à l’horreur du front, la culpabilité à l’égard des camarades restés au combat, la peur de ne plus revoir ses proches, l’incompréhension de la vie à l’arrière. Les autorités se méfient également de lui, car il est susceptible de provoquer le découragement dans la population, en apportant des nouvelles d’une guerre qui piétine et peut être perçue comme une absurdité.




    Mais le temps de la permission s’écoule très rapidement. Il paraît toujours trop court aux hommes qui l’ont longtemps attendu. C’est à l’approche de l’expiration que la tension augmente le plus. Le permissionnaire repense à son retour sur le front, aux souffrances physiques et morales qu’il va à nouveau subir, à la longue séparation avec les êtres chers qui l’attend. Puis arrive le drame du départ…

    -----------

    Et un complément concernant les trains pour permissionnaires repris sur le même site : http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/Le-train-des-permissionnaires

    Des trains spéciaux

    La mise en place des permissions du front à partir de l’été 1915 prend donc les réseaux par surprise. Le transport des permissionnaires entre la zone des armées et l’arrière à partir de 1915 ne peut compter ni sur les trains de ravitaillement déjà complets sur le trajet arrière-front, ni sur le trafic commercial, inexistant sur certains parcours dans la zone des armées.
    Le Haut commandement choisit donc de mettre en place pour les permissionnaires un trafic indépendant et obligatoire (sous peine de perdre la gratuité du voyage et d’être sanctionnés), constitué de trains spéciaux gratuits qui desservent, à partir du 15 septembre 1915, les principales gares de l’arrière, où les trains commerciaux assurent ensuite les correspondances locales. En revanche, les trains spéciaux sont interdits aux civils, aux détachements de troupe ou aux prisonniers et aux blessés.
    La création des trains spéciaux est présentée comme une réponse à la nécessité de réduire la durée des transports des permissionnaires du front, qui ne seront pourtant jamais prioritaire. En effet, comme tous les convois militaires, les trains spéciaux ont une vitesse limitée à 20 ou 30 km/h dans la zone des armées, et si leur vitesse augmente à l’intérieur, les nombreux arrêts qu’ils desservent les rendent bien plus lents que les trains commerciaux. Pressés d’arriver chez eux, les hommes s’en agacent. De plus, les trains spéciaux dans lesquels on les fait voyager sont composés d’un matériel hétéroclite fourni par différentes compagnies. La saleté, le manque d’entretien et d’éclairage de ces trains bondés, l’insuffisance du chauffage en hiver et la chaleur en été, et bien souvent le manque de place qui les oblige à s’entasser ajoutent à l’exaspération des soldats.




    Inégalités de traitement
    Les soldats se plaignent également du maintien de trois classes dans les trains spéciaux, qui confirme une discrimination selon le grade et le mérite.
    La première classe est réservée gratuitement aux officiers, qui voyagent en réalité dans les trains de voyageurs jusqu’en octobre 1917, puisqu’il n’y a pas de voiture de première classe dans les trains spéciaux avant cette date.
    La deuxième classe, quant à elle, est encore ouverte gratuitement aux adjudants, adjudants-chefs et aspirants, puis s’ouvre à tous les combattants décorés de la Légion d’honneur à partir de la fin 1916.
    • Tous les autres sous-officiers et soldats voyagent en troisième classe, sans confort, et doivent financer leur surclassement en seconde dans les trains commerciaux. Dans les wagons de troisième classe bondés et dépourvus de toilettes, de vives tensions règnent car les permissionnaires s’entassent comme ils le peuvent et sont souvent tenus de rester debout sur de longs parcours. Admis dans les trains commerciaux par défaut, quand il n’existe pas de desserte en train spécial, ils ont le sentiment de ne pas être traités à la hauteur de leur sacrifice.
    Débordements
    Les conditions de transports sont déplorables. Les trains accusent d’importants retards, sont en mauvais état, constitués généralement avec des wagons fortement dégradés. Les permissionnaires n’y sont d’ailleurs pas étrangers. Dans l’euphorie, l’alcool aidant, les hommes se lâchent, s’en prenant au matériel, arrachant les portes, cassant les vitres, les éclairages.
    Les compagnies ne tardent pas à se plaindre. Outre les dégradations du matériel, les hommes s’en prennent aux agents, les insultent, jettent des objets sur les voies, ouvrent les portières en marche. D’une manière générale, c’est le grand défouloir, bien compréhensible quand se relâche la pression. Ceux qui n’ont pas de famille se rassemblent dans les grandes villes autour des gares. On va bientôt ouvrir à leur destination des foyers constituant des lieux de réconfort pour les hommes désœuvrés.

    Pour éviter les débordements, on met en place, à partir de juin 1916, une police chargée de surveiller les gares. Dans le même temps, on interdit aux hommes de troupe d’emprunter les trains commerciaux, de même que les trains de permissionnaires sont interdits aux civils. Seuls les officiers peuvent toujours monter dans les trains réguliers. Ces mesures permettront en partie de réduire les troubles.
    Jusqu’en octobre 1916, les tâtonnements réglementaires et la rareté des départs leur permettent de s’adapter progressivement à cette nouvelle charge, mais les premiers signes d’une crise du transport par chemin de fer apparaissent ensuite, liés à la normalisation réglementaire qui induit une plus grande régularité des départs et un accroissement parallèle des flux.
    Avec un effectif moyen de 250 000 combattants absents pour 11 jours, le trafic quotidien des permissionnaires, hors périodes de suspension, s’élève jusqu’à la fin de la guerre à 45 000 passagers. Une augmentation de la fréquence des permissions au-delà d’une tous les quatre mois aurait été insurmontable pour les réseaux, ce qui explique sans doute que toutes les réformes postérieures du régime des permissions se soient contentées d’allonger la durée du séjour à l’arrière, ce qui n’a pas d’impact sur le transport. Dans ce contexte d’improvisation, les faiblesses du transport des permissionnaires se révèlent avec force dès l’été 1915.
    L'impact de la régulation des permissions
    À partir de l’été 1917, la dénonciation des conditions de transport des permissionnaires est unanime, et l’annonce des réformes l’occasion de constater le sort misérable des permissionnaires depuis 1915. La spécialisation des gares de régulation, qui a commencé en 1915 et en 1916 pour les trains spéciaux, est considérablement renforcée à partir du 19 juin 1917, avec la mise en place de gares de triage évitant le passage des provinciaux par Paris, et la rencontre des combattants qui partent en permission et de ceux qui en rentrent.
    En juillet, de nouveaux trains, plus directs, sont mis en circulation, et de nouvelles lignes sont ouvertes. La régularité des horaires a d’ailleurs des effets pervers, puisque l’ennemi peut plus facilement repérer les gares de régulation situées près du front, et ses bombardements font de nombreuses victimes parmi les permissionnaires. Pour éviter d’être repérés, les trains circulent donc de nuit et sans éclairage, ce qui occasionne de nombreux accidents.
    Dans ce contexte de crise ferroviaire durable, qui touche tous les types de convois, le GQG prend la précaution de maintenir un nombre de départs quotidiens stable à 1/20ième de l’effectif lorsque la durée des permissions est portée à 20 jours en décembre 1918. Cela n’empêche pas les conditions de transport de rester très mauvaises. Les correspondances ont des difficultés à être assurées, les trains bouchonnent dans les gares de triage et les hommes stationnent longuement dans des gares mal aménagées.
    Après l’armistice, les retards prennent une dimension inégalée qui exaspère les hommes pressés de rentrer chez eux. En janvier 1919, on compte ainsi jusqu’à seize heures de retard pour les trains en provenance de l’Allemagne.



    Espérons que le lieutenant Richard n'aura pas pris le petit train d'Interlude..
    Un train spécial lui aussi...
    .
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par ADMIN le Mer 9 Jan - 18:45


    Bravo à tous pour ce sujet ! briselance le créateur du sujet, mais aussi ceux qui y contribuent.

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    Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'on fait.
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    http://www.campidron.fr

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Ven 11 Jan - 10:29

    Merci pour ton travail de mise en ligne et la régularité de l'histoire de ces " il y a cent ans "
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Lun 14 Jan - 20:49


    Journal du 1er groupe
    11, 12, 13, 14 janvier 1919 " Repos au cantonnement."

       Journal du 2e groupe
    11, 12, 13, 14 janvier 1919 " R.A.S."

       Journal du 3e groupe
    11 janvier 1919 " R.A.S."
    12 janvier 1919 " Le commandant Lacassin, affecté au dépôt du 35e R.A.C, est remplacé
                          par le capitaine Bressy."    

      Journal de la 1ère batterie
    11 janvier 1919 " Même cantonnement. La C.R se reforme.
                          Le lieutenant Salmon, revenu de permission, part au dépôt, comme
                          adjoint au trésorier."
    12 au 14 janvier 1919 " Même cantonnement."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Mar 15 Jan - 11:12

    "1 janvier 1919 " Départ à 7h1/2. Virton, Montmédy, Chanceny le Château (PC du régiment),
                        Quincy, Landzécourt (PC du groupe).
                        La batterie cantonne à Landzécourt."...

    ...2 janvier 1919 " Soins aux chevaux et nettoyage de cantonnement."...
    ...4 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."...

    ...8, 9, 10 janvier 1919 " Repos, même cantonnement."...

    ...12 au 14 janvier 1919 " Même cantonnement."...



    On est donc toujours du côté de Landzécourt et Quincy !



    Et si on s'intéressait à l’histoire de ce village pendant le conflit ?

    (Tiré du site : http://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/champagne-ardennes/meuse-55/quincy-landzecourt.html)

    « Les villages de Quincy et de Landzécourt sont presque voisins, ils subissent la guerre de la même façon et sont libérés ensemble le 11 novembre 1918.
    En 1915, tous les ponts de la Chiers sont détruits de même que le tunnel de Montmédy (les ponts de l'Othain et du Loison restent intacts ainsi que le viaduc de Thonne-les-Prés).
    L'armée allemande met en place une voie ferrée Montmédy-Verdun. Plus tard, la voie est déplacée et plusieurs années après la guerre le tunnel est restauré.
    L'ensemble de la population reste sur place et subit une occupation qui devient très sévère dès le milieu de 1915.
    Impossible à la population de se rendre d'un village à l'autre notamment.
    Les terrains sont exploités par les allemands et à leur profit. L'exploitation est placée sous le contrôle d'une unité, dont certains de ses membres séjournent à Quincy durant plusieurs années.
    Chaque matin, les hommes valides et les jeunes gens doivent se rendre à l'appel avant de participer aux travaux de la ferme allemande, conduisant les attelages, s'occupant des travaux habituels selon les saisons et s'occupant du bétail dont une bonne partie est regroupée à la ferme Saint Martin.
    Les femmes et les jeunes filles participent aux binages ainsi qu'aux travaux de fenaison et de moisson, de même qu'à la récolte des pommes de terre et des betteraves ; les enfants d'âge scolaire doivent participer aux diverses cueillettes.

    Les troupes reçoivent des renforts en provenance d'Allemagne ou du front russe afin de renforcer les unités qui remontent en ligne, certaines reviennent à Quincy jusqu'à trois fois, car contrairement à l'armée française qui défile devant Verdun, la 5ème armée allemande est le fer de lance de la bataille. Son chef, le Kronprinz (photo ci-contre), mène joyeuse vie à Stenay au château des Tilleuls.  Certains anciens se souviennent l’avoir vu à Chauvency-Saint-Hubert dans une longue voiture découverte ou bien traversant Quincy à cheval.





    Deux avions allemands sont abattus à Quincy, l'un au lieu-dit Le Violon, le second dans sa chute percute la côte au-dessus de la rue Basse de Landzécourt.
    Après quatre années, les allemands se replient lentement et Quincy se retrouve en pleine zone de combat lors de l'armistice ; les batteries américaines tirent sur le village. La population se terre. Les allemands occupent encore le Bois de Fays et le Bois Robert alors que les américains sont en lisière de la Grosse Haie. Les combats sont très meurtriers et continuent jusqu’à 10h30 le 11 novembre, le cessez le feu a  lieu à 11h.
    Quincy et Landzécourt perdent 6 de leurs enfants et une victime civile au cours de cette guerre."


    Les habitants ont certainement du apprécier l'arrivée du 35ème RAC...

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par briselance13 le Mar 15 Jan - 21:17


    Journal du 35e RAC
    9 janvier 1919 " Le commandant Fischer prend le commandement provisoire
                         du régiment."
    14 janvier 1919 " Le lieutenant-colonel Julliard quitte le commandement provisoire
                          de l'AD22, et reprend le commandement du régiment."
    18 janvier 1919 " Départ de la 3e Bie pour Chenois, près Virton. Elle est mise à la
                          disposition du Cours d' élèves de chefs de section."

    Journal du 1er groupe
    15 au 18 janvier " Repos au cantonnement."
    19 janvier 1919 " La 3e Bie se rend à Chenois (cours chefs de section)."

    Journal du 2e groupe
    15 janvier 1919 " Reconstitution de la 2e C.R, avec ses éléments primitifs."
    18 janvier 1919 " Le capitaine Wallut part en permission."

    Journal du 3e groupe
    "R.A.S jusqu'au 28 janvier."

    Journal de la 1ère batterie
    15 janvier 1919 " Même cantonnement. Le sous-lieutenant Cotelle rentre à la batterie."
    16, 17, 18, 19 janvier 1919 " Même cantonnement."

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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par junker le Mer 16 Jan - 17:33

    C'était une artillerie très exposée, les risques étaient d'autant plus grand que les observateurs aériens risqués encore plus
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    Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

    Message par LANG le Jeu 17 Jan - 17:56

    " Départ de la 3e Bie pour Chenois, près Virton. Elle est mise à la
                         disposition du Cours d' élèves de chefs de section."


    La formation continue… en Belgique.
    Les élèves chefs de sections ont la chance d'avoir des gens du 35ème connaissant bien leur affaire. Mais cela ne doit pas être facile tous les jours...





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