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    augereau jacky

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    3 ans chez Bigeard. passage du permis de coduire Fréjus .janvier 1956

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    3 ans chez Bigeard. passage du permis de coduire Fréjus .janvier 1956

    Message par junker le Ven 18 Jan - 16:13

    G7                    


                  Passage des permis de conduire à FREJUS


        Le 3 décembre 1955. La formation de l'Escadron de Jeeps Armées du 3e R.P.C devient effective.
        7 décembre, nous partons par train pour Fréjus  au centre de formation des permis de conduire. J'y retrouve mon copain Nono muté au 6e R.P.C, je ne le reverrai plus durant mon séjour en AFN.

        20 décembre, ce camp de la FRACC, est un gros centre de formation école de conduite et de  mécanique auto.

    Nos logements sont plus confortables, l'ensemble donne  une bonne impression de confort.

    La propreté règne dans tous les quartiers d'instruction. Un foyer moderne avec télévision, elle est la première dont je peux voir les programmes en noir et blanc, nous sommes agglutinés autour de l'écran comme des mômes devant une vitrine de Noël.

        Le stage se nomme: 151e stage de la FRACC, camp Lecocq, Fréjus, VAR. L'instruction bat son plein, conduite sur « home-trainer »( jeep montée sur rouleaux) permettant de conduire sans déplacement du véhicule, cela permet de s'accoutumer aux passages des vitesses, mettre la boite « crabotage » en fonction pour les vitesses démultipliées grâce à cette boite nous pouvons rouler comme des escargots. Nous apprenons la mécanique sur les véhicules, Jeep, Dodge, GMC.
        Encadrés par des sous-officiers non paras, quelques conflits apparaissent, jalousie ou manque de respect de certains paras.

        Nous sommes capables au bout de quelques jours de conduire les GMC, 6X6, 4X4, Jeep sur la route longeant le bord de mer et les calanques jusqu'à St-Tropez, St Raphaël, St Maxime, etc..

       Les examens ont lieu le 21 janvier 1956, puis le temps d'une restructuration à nouveau pour les jeunes chauffeurs que nous sommes, on nous dirige sur un autre camp d'entrainement tout à fait différent. Situé au « Camp des Garrigues » pas très loin de Nïmes, ou nous apprenons la conduite en tout terrain.

       Autres baraquements vétustes.

    L'hiver 1956 ou le froid est devenu si intense que les canalisations d'eau pètent de partout ! Le thermomètre avoisine allègrement les – 16°, du jamais vu par ici.
    Les bâtisses servant de dortoir sont en planches à peine isolées chauffées par un poêle haut sur pattes avec des  longueurs de tuyaux suspendus par des fils de fer qui ne donne qu'une misérable chaleur pour ceux qui héritent des lits placés autour, le autres se démerdent comme ils peuvent.

        Le bois vient à manquer, un hangar vétuste à proximité à bientôt la visite de commandos qui la nuit s'activent à démonter les planches garnissant les parois. Les conduites d'eau n'ayant pas résisté au froid, ont toutes éclatés. L'eau  restant sur le sol à formé de véritables pistes de patinoire où les enfants et les femmes des gradés viennent faire des glissades patins aux pieds.

       Pour laver nos treillis, et faire notre toilette l'affaire n'est pas simple, un grand bâtiment protégé du froid est le seul à pouvoir fournir l'eau nécessaire aux sections, mais quel merdier pour le lavage des affaires ou un piquet de garde reste en surveillance pour ne pas se faire piquer le linge propre étendu sur des fils à l'intérieur du hangar, car des prédateurs ont substitués les affaires propres contre des sales épinglées aux mêmes emplacements. Ce stage d'un genre nouveau, a pour but de nous apprendre à rouler en zone extrême dans les pires conditions que nous pourrions rencontrer en AFN.


        Lors d'une randonnée sportive avec des moniteurs non paras du camp, mon pote Jojo, farceur de première et virtuose de la bagarre de rue joue un tour au sergent qui nous encadre pour le sport.

    Sachant qu'il est ceinture noir de judo, Jojo demande à faire une démonstration avec le moniteur, ce dernier n'a pas eu le temps de dire ouf! qu'il s'est retrouvé au sol avec un étranglement et un blocage du bras ! Le pauvre sergent a piqué sa crise de colère, mais n'a rien pu faire contre les coups de mon pote habitué aux bagarres de rue, heureusement cela s'est bien terminé devant une bière au foyer.
        Le 18 mars, nous faisons un saut dans les garrigues en Nord Atlas, pour ne pas perdre la main.

        19 mars, le stage se termine, le froid s'est estompé, le climat  est devenu plus agréable. Je connais à fond le tout terrain, rouler sur des murets branlants, traverser un cours d'eau de l'eau jusqu'aux pédales de la jeep et du Dodge, suspendu sur un rocher par la plaque de protection moteur en équilibre dans le vide, treuiller par l'enrouleur de câble du 6X6 accroché à un arbre ou autre pour remonter le véhicule sur des pentes à faire frémir un conducteur non averti.

        Le moral du para est en hausse, l'idée du départ proche nous fait ruer dans les brancards, notre fougue n'a d'égal que notre courage. Nous ne connaissant pas encore notre commandant de régiment le colonel Bigeard qui en ce moment avec ses trois compagnies fait feu de tous bois dans le djebel avec de beaux résultats, sans cesse nos chefs de groupe nous parlent des exploits des anciens en Indos, j'écoute avec envie les histoires de ces combattants d'une autre dimension.
        26 mars, je reviens d'une permission de 8 jours passée dans ma famille. Les nouvelles d'Algérie commentées par les journaux sont optimistes et pourtant je ne suis pas au bout de mes surprises. Je suis chauffeur du lieutenant Subregis, un colosse avec une paire de moustaches à la mongole lui donnant un air de bouledogue mal léché, il deviendra par la suite adjoint du capitaine Calès de l'Escadron, le capitaine Le Boudec étant en fin de séjour fin 1957 ne participera pas à la fameuse bataille de Timimoun à son grand regret d'ailleurs. Le lieutenant Subregis deviendra commandant de la 1er compagnie du ''3''.

        Je perçois ma solde à l'air de 1836 francs( anciens), 8 paquets de cigarettes et 2 paquets de tabac, comme je ne fume pas, çà va aux copains ravis de l'aubaine.
        29 mars, Je suis chauffeur du lieutenant Subrégis adjoint de Le Boudec, Schmitz, copain de Daniel Belot ( le seul qui correspond avec moi) devient chauffeur du capitaine Le Boudec. Ordre d'atteler la remorque, je pars pour Montpellier avec Subrégis prendre à l'intendance des vêtements, la remorque est pleine, retour sans problème.
        Mercredi 4 avril 1956, branle-bas de combat dans la compagnie,  tout le monde vide les lieux de ce camp des « Garrigues ». Les véhicules au complet sont chargés, les remorques pleines de sacs bergame* de musettes TAP*,  le convoi part en direction de Marseille, 120 parachutistes formant le tout neuf Escadron de Jeeps Armées du 3e R.P.C après un parcours sans incident, nous venons nous garer sur les quais dans un parc gardé.

    Nous embarquons sur le Sidi-Okba, un des liberty-ships ayant servi au troupes américaine pour leur transport vers l'Angleterre durant la guerre 1939/45. C'est un tas de rouille, malgré tout je l'aime bien, car il me mène vers la  véritable aventure qui commence ici, nous voguons vers Bône port d'Algérie. La mer est un peu houleuse, les premiers symptômes du mal de mer commencent à nouer certains estomacs fragiles, des visages blancs comme de la craie sont accrochés au bastingage, il vaut mieux s'en écarter, avec le vent  de travers, les projections sont imprévisibles. La mer force, premier douloureux souvenir pour certains.
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    Re: 3 ans chez Bigeard. passage du permis de coduire Fréjus .janvier 1956

    Message par LANG le Ven 18 Jan - 17:52

    "...un piquet de garde reste en surveillance pour ne pas se faire piquer le linge propre étendu sur des fils à l'intérieur du hangar, car des prédateurs ont substitués les affaires propres contre des sales épinglées aux mêmes emplacements..."
    Sympas les gars !!
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